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Archives de octobre, 2014

Chaque chapitre ouvert – ( RC )

peinture:  lectrice - Elisabeth Buschsel

peinture: lectrice –                                Elisabeth Büchsel

 

A marcher sous la pluie,
Et tracer hésitante,
Un chemin, qui contourne
Les buissons et les orties,
Tu laisses au passage,
La trace de tes mots,
Comme                imprimés,
Dans l’argile encore fraîche,
de ma conscience.

Tu vois,    malgré la pluie,
Maintes fois ressassée,
L’argile n’est pas retournée,
Informelle ,     à son indifférence.
Je vais en garder le souvenir,
Modelé,              comme un vase,
De l’ empreinte de tes doigts
J’apprenais à lire,
A goûter la saveur du poème.

C’est un héritage fragile ,
Mais marquant les années.
Ainsi, la marque de ton sillage ,
Ne s’est pas dissoute dans l’absence.
Je n’ai pas besoin
Du fardeau les livres,
Pour apprendre à déchiffrer le monde .
Chaque chapitre ouvert,
Me parle un peu de toi .

 

 

RC – avril  2014

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Les oiseaux glissent, sans comprendre -(RC )

peinture: Esther Margraf

image:          Esther Margraf


Ce sont des oiseaux,
dont on perçoit le vol,
Grâce à leurs ombres
On ne les voit pas, même s’ils sont enfermés,
Sous le couvercle duveteux des nuées  .

Une lumière tourne, et clignote.
Ou plutôt plusieurs,
Ce seraient des projecteurs artificiels
Projetant les ombres,
Comme déchirant le silence  .

Ou des objets bizarres  aux éclats métalliques,
Car même les fleurs ont des couleurs,
Ne semblant pas à leur place :
…Même si on les coupait,
Elles ne faneraient plus,

Ainsi le monde, prisonnier d’un boule de verre,
De celles que l’on remue,
Pour faire  tomber la neige.
Les oiseaux glissent, sans comprendre,

Ou parfois  s’écrasent
Sur ses parois lisses .
Tous les jours on ramasse des boules de plume,
Le bec figé dans un cri.


RC-  oct  2014

photo :  Arthur Tress         Flying Dream, Queens, NY, 1971


Un ciel couleur orangé, progresse à cheval sur le vent – ( RC )

 photo perso - Bages.  Aude
photo perso – Bages- Aude

Un ciel couleur orangé,

Progresse à cheval sur le vent.

Ce sont les premiers frissons d’octobre,

Les nuages s’effilochent,

Et déjouent le parcours des branches,

On les dirait emportés,

Echarpes légères,

Vers un matin qu’on ignore encore.

 

Celui d’un cœur que l’on sonde,

Et qui bondit , dans l’attente,

D’une sonnerie du téléphone …

Il me dirait ta voix chantante  .

Quand elle me parvient,

Je me sens rassuré,

C’est une  étoffe douce,

Qui m’enveloppe.

 

Oui, je regarde le nouveau jour,

Et , une tasse de café à la main,

La nuit finit par disparaître,

A mesure que je la bois .

Je te verrai demain,

Est-il possible que le bonheur,

Me rejoigne enfin ?

Comme il t’enveloppera …

 

Un nouveau matin,

Encore, et tu seras là,

Baignée de lumière orangée

De la tête aux pieds.

RC – sept  2014