Textes poétiques et d'actualité -nulle part ailleurs !

Archives de janvier, 2015

Des étoiles et des hommes – ( RC )

 

 

Ces étoiles qui nous narguent,
repassent  chaque  nuit,
au-dessus  des têtes,
– on peut faire abstraction des arbres
– repousser les nuages
( le cas  échéant )

Certains  rêvent de les atteindre,
ou, même, si ce n’est pas possible,
d’interpréter les signes,
de relier les points,
de dessiner des figures,
restant piquetées dans l’azur profond .

De l’autre  côté  du fleuve,
C’est le pays voisin.
L’étendue  d’eau sert de frontière,
C’est un espace  inconnu   ;
Il n’y a pas  de pont,
permettant de relier les  rives …

Ce sont   des étrangers,
Leur langue est âpre,
Leurs  coutumes ne sont pas les nôtres ,
Mais nous savons, qu’ils ont ,
comme nous , contemplé les  étoiles,
qui reviennent chaque nuit,
leur chuchoter leurs paroles .

Leur ont-elles  confié leurs secrets,
Tracé des lignes  du destin,
différentes de nôtres ?
Sont-elles plus accessibles,
et les planètes plus souriantes ,
ouvertes aux  prédictions ?

On se souvient d’un voyageur téméraire,
qui eut la chance de revenir vivant,
du pays voisin .
– nous étions en guerre -,
(pour des raisons  qui nous paraissent
bien obscures aujourd’hui).

Il nous a raconté, que c’étaient les mêmes  astres,
plantés  au même  endroit, semble-t-il,
et offerts à tous les regards,
présentés dans leur  écrin de ciel.
–   Des diamants laissés hors de portée,
échappant ainsi à la convoitise des hommes.


RC – janv  2015

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Passerelles fragiles entre le rêve et le réel – ( RC )

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Du pont jeté sur les ombres,
Un fleuve  s’écoule,
Pour rejoindre, bien plus loin,
L’embouchure des horizons verts.

Les pensées liquides,
Se dissolvent, et se renvoient
A tour de rôle,
Le reflet de ton existence.

Je crois  savoir,
Où mes songes te portent,
Mais n’arrive plus à définir  ton image.
Elle  est,           avec celle  des nuages,

Entraînée par le courant,
Et je l’imagine, bientôt,
Voguant en pleine mer,
Sous le frémissement  des vagues.

C’est une passerelle fragile,
Le tissu léger de ton absence,
Qui flotte entre deux  eaux,
Entre le rêve et le réel…

 

 

RC –  sept  2014


De la coupe, le contenu – ( RC )

 

Savoir de la coupe,        le contenu
Tu le sauras         quand tu auras bu:

à moitié pleine,          à moitié vide,
à moitié blanche,         ou noire…
Comment savoir si le liquide,
porte les maux de la terre ou bien l’espoir ?
C’est bien un coup du sort …
Lire au fond du café le marc,
Et l’empreinte du hasard,
Si on ouvre ainsi la boîte de Pandore…

 

RC-  sept 2014


Un impromptu – (Rc )

photo: Miroslav Tichy

photo: Miroslav Tichy

 

Ah les parcours  framboisés
Et l’ombre rosée
Sous ma pupille,
Que ton ciel vrille

De caresses irisées,
Et baisers déposés  !
Terres retournées, et sols  rompus…
Je joue  sur  ta peau,… un impromptu  .

 

RC – nov  2014


Ombres confondues – ( RC )

projections lumières sur volume – Seoul

 

L’ombre de ton visage sur le mien,
Ne laisse pas de trace de nuit blanche
A mesure           qu’il se penche
Par-dessus mon destin.

Sa lueur ,           ne s’est pas éteinte;
Elle est quelque part,
Au-delà de mon regard,
Mais laisse son empreinte….

Qui saurait dire, le parcours de l’imagination ?
Il y a           toute ta présence,
pour franchir les distances
Conditionnant de toi, ma vision …

Nos voies étaient égarées….
Chacune ,      errant sur son chemin,
Depuis que je te tiens     la main,
>       Elles ne sont plus séparées,

A ceux qui doutent des anges,
Nous empruntons leur vol,
Et tu verras….          sur le sol,
Comme nos deux ombres se mélangent .

Après,     plus rien ne nous encombre…
Dans la traversée de l’air,
Les silhouettes sont légères,
Même pas               marquées de sombre…

On ne distingue plus ce qui t’appartient,
Adossés à la lumière qui s’élance…
Où est donc               la différence ?
–                        Ce qui est tien ou mien ?


RC – août 2014


Traces de l’oiseau de passage – (RC )

sculpture: C Brancusi

                 sculpture:           C Brancusi

 

 

 

L’oiseau de passage

Flèche les pages

Données au vent.

Il ne laisse trace,

Que l’ombre fugace,

Courant sur le sol,

Et les ruisseaux, les forêts,

Oublient tout de l’image,

Car elle est sans mémoire.

Elle ne s’accroche , qu’au temps,

Celui de l’envol,

Celui de l’instant présent.

Qu’importe le nom des hommes,

S’ils font de leur vie un envol…

Ils s’accomplissent autrement,

Même sans graver leur nom dans l’histoire.

RC- août 2014