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Une mer vide d’éternité – ( RC )

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Assis au bord  du temps,
Il y a devant moi ,
Une mer  d’ éternité ,
Et la mer est vide,
Aucun voilier ne vient ,
Jamais,
En déchirer l’horizontale.

Elle se perpétue ,
Comme le serait la souffrance ,
Vague après vague :
Elle  vient, dans un ressac
Toujours renouvelé ,
Brasser les sables ,
Et le quotidien de l’absence …

Les saisons sont un cycle,
Qui se répète,
Sans aucun printemps ,
Ni mouvement .
Le manque s’installe à demeure .
Un soleil s’est voilé,
Au passage des heures ;

Je connais la surface plate,
D’une mer plongée dans la brume ;
L’amour est parti trop loin,
Pour être encore mien .
Je n’en ai que le souvenir ,
Clos et étanche .

Je l’emporterai avant de mourir  .


RC- nov  2014

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Une salle d’attentes – ( RC )

fo-tfglia .jpg

 

Comme  la trace  des mains  négatives,
où la couleur cerne la présence,
En creux , le sillon de la mort,
le vide ,tracé,      de l’absence,

Une chambre des échos,
où se perdent les pensées,
celles d’une immobilité
jamais voulue,

cartes postales jaunies,
buée opaque sur la vitre
où apparaissait ton visage,
sans même  songer aux pourquoi,

.. mais juste  ce froid… :
C’est une salle  d’attentes
aux fenêtres jamais ouvertes.
Aucun train ne s’arrête pour moi.


RC – nov 2015


Les nouvelles du sel et du vent – ( RC )

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peinture:         Emil Nolde    effet de lumière  sur la mer  1901

L’horizon est lisse
       Aucune voile ne vient
       Aucun bateau ne glisse
>   Et je me souviens
Que tu t’embarquas, joyeuse
pour ce lointain pays
Où tu serais heureuse
d’après ce que l’on dit -.

Car je n’ai de nouvelles
que celles du sel
          et aussi du vent
qui arrivent,  dorénavant  .
Je guette l’immensité liquide,
tout au long du jour,
mais la mer reste vide ,
–        et l’absence est son contour.

RC – avr 2016


L’antre, l’exil, et puis, ne former qu’un seul voeu – ( RC )

 

photographe non identifié

L’antre, l’exil, et puis, ne former qu’un seul voeu .

On lance en l’air une pièce,

Et la mémoire s’abaisse

Convertissant le destin en un jeu …

Jouer de sa vie le détour ,

Ouvrir grand ses yeux dans la nuit,

Distinguer le plomb , des soieries,

Et savoir reconnaître l’amour …

Découpé de ciels d’hivers,

Et de longues semaines d’absence ,

D’un parfum diffus, s’extrait l’essence ,

Ma vie était une pierre,

Lourde à porter,

J’ai maintenant une idée de l’été.

 

RC  – nov   2014


Tout s’efface dans le blanc – ( RC )

nuage cone sur cone enneigé Jap cloud exped Helene.

 

 

 

 

Le blanc, est quelque part,       une  absence
Et si dans  ses possibles ,     je me lance…

Je sors de ma coquille, et, le pourrais-je
En  ne salissant pas         sa neige,

Le pied le plus discret la blesse,
Même celui , léger,        d’un déesse,

Une trace, une simple éraflure,
Dessine sa signature.

Elle fait vibrer la page blanche,
Quand l’écriture se penche  .

Les mots s’y impriment         et s’attachent,
Mettent du sens   – plutôt qu’ils ne gâchent.

On pourrait dire  que le blanc  n’est plus,
Qu’il disparaît dans de pauvres  résidus

Et qu’aussi,          il s’enfuit,
Il s’agace  aussi, de trop de bruit.

Mais         il suffit  d’un autre dimanche,
Pour que le blanc tienne  sa revanche  .

Il utilise les voies aériennes,
Pour  que la blancheur  revienne

Que  des flocons  s’amassent,
Partout où la plume s’enlace,

Les pensées recouvertes,        se cachent.
Au coeur même du blanc – plus de taches.

Tout est tu,             tout  s’efface,
Qu’y a-t-il, à la place ?

Quand  plus  rien n’émerge,
Du paysage  , retourné à l’état vierge.

Te souviens-tu  d’avant,
Avant que ne souffle le vent ?

Que la neige     ne se couche,
Et recouvre aussi ta bouche

–         Sur la vallée immense,
Règne maintenant le silence…

Ai-je  écrit en vain,
Espérant d’autres lendemains ?

Ceux qui , laissés-pour-compte,
Attendent, des glaces,  la fonte.

La neige  est un vaste manteau,
Qui  garde  pourtant au chaud,

Sous son blanc velours,
Toutes mes lettres  d’amour.


Passerelles fragiles entre le rêve et le réel – ( RC )

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Du pont jeté sur les ombres,
Un fleuve  s’écoule,
Pour rejoindre, bien plus loin,
L’embouchure des horizons verts.

Les pensées liquides,
Se dissolvent, et se renvoient
A tour de rôle,
Le reflet de ton existence.

Je crois  savoir,
Où mes songes te portent,
Mais n’arrive plus à définir  ton image.
Elle  est,           avec celle  des nuages,

Entraînée par le courant,
Et je l’imagine, bientôt,
Voguant en pleine mer,
Sous le frémissement  des vagues.

C’est une passerelle fragile,
Le tissu léger de ton absence,
Qui flotte entre deux  eaux,
Entre le rêve et le réel…

 

 

RC –  sept  2014


Sur les marches, comme s’égrènent les jours – ( RC )

esca  amphi   _   --   ttt1960

Assis sur les marches,
Comme s’égrènent les jours,
Vont-elles vers le bas,
Ou s’envolent-elles quelque part ?

On ne saurait dire …

Le temps de l’attente,
– Que la lumière,
Fasse plusieurs fois
Le tour de la terre,

Il y a des journées immobiles,

Et rien ne venant infléchir
La courbe du temps .
Juste ces fleurs,
Tenues à la main.

Elles ont perdu leur parfum.

Je les ai vu se flétrir,
L’absence les a desséchées…
Sur les marches de pierre,
Où je suis encore assis .

RC- mai 2014


Chaque chapitre ouvert – ( RC )

peinture:  lectrice - Elisabeth Buschsel

peinture: lectrice –                                Elisabeth Büchsel

 

A marcher sous la pluie,
Et tracer hésitante,
Un chemin, qui contourne
Les buissons et les orties,
Tu laisses au passage,
La trace de tes mots,
Comme                imprimés,
Dans l’argile encore fraîche,
de ma conscience.

Tu vois,    malgré la pluie,
Maintes fois ressassée,
L’argile n’est pas retournée,
Informelle ,     à son indifférence.
Je vais en garder le souvenir,
Modelé,              comme un vase,
De l’ empreinte de tes doigts
J’apprenais à lire,
A goûter la saveur du poème.

C’est un héritage fragile ,
Mais marquant les années.
Ainsi, la marque de ton sillage ,
Ne s’est pas dissoute dans l’absence.
Je n’ai pas besoin
Du fardeau les livres,
Pour apprendre à déchiffrer le monde .
Chaque chapitre ouvert,
Me parle un peu de toi .

 

 

RC – avril  2014


Des pensées vers une absence jamais comblée ( RC )

photo perso, port de Roja, Lituanie 2011

photo perso,        port de Roja,      Lituanie       2011

Une vague qui n’est pas d’eau,

Se dilate et se resserre,

Au-dessus du filet des villes,

Câbles et forêt d’antennes…ballet des grues.

Et tu vas, promeneuse,

Tisseuse de rêves,

Flotter au-dessus des flux,

Canalisés d’alignements de béton,

Tu t’échappes des feux de la circulation,

Et lis dans les volutes des oiseaux,

Peut-être le destin du jour,

Hors du fond de tasses, au marc de café .

Hors de l’écheveau des avenues,

Des panneaux de sens interdits,

Des tags et des néons clignotants,

Vers où confier tes pensées…

Si celles -ci s’envolent,

Avec les nuages d’étourneaux,

Pour les rejoindre,

Dans une absence jamais comblée.

 –

RC- 5 octobre 2013

Texte en rapport  avec ce qu’écrit Dominique Collin, dans « La ville participe aux rêves exploratoires des espaces cachés », visible dans la revue  « échange »:

« La phrase est une énigme. Tracée par un dormeur qui cartographie sa mémoire. Voyageur sur les plans superposées des villes d’ombres et des cités parcourues, le rêveur interprète dans la nuit ce que les villes lui révèlent dans les images du jour. Par apparitions successives…. »