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la pièce vide – ( RC )

Je suis revenu dans la maison vide.
J’y ai vécu il y a longtemps,
et mes chaussures parcourent la grande pièce,
il y a des graviers venus d’on ne sait où,
et des corps d’insectes morts s’effritant sous mes pas.
Je suis peut-être à la recherche de quelque chose,
une atmosphère, qui s’est dissoute,
et que j’essaie de restituer,
question de lumière,
du grain des murs,
et sans doute des yeux dissimulés derrière,
attendant mon retour,
comme ceux de portraits d’ancêtres,
enlevés, partis vers d’autres univers,
mais dont les cadres ont laissé
leur empreinte pâle.
Leurs fantômes ont fui le soleil,
et ont saturé l’air,
dispersés à la manière de bulles de savon,
invisibles, légeres,
essayant de me dire quelque chose.


RC – avr 2017

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Ombres confondues – ( RC )

projections lumières sur volume – Seoul

 

L’ombre de ton visage sur le mien,
Ne laisse pas de trace de nuit blanche
A mesure           qu’il se penche
Par-dessus mon destin.

Sa lueur ,           ne s’est pas éteinte;
Elle est quelque part,
Au-delà de mon regard,
Mais laisse son empreinte….

Qui saurait dire, le parcours de l’imagination ?
Il y a           toute ta présence,
pour franchir les distances
Conditionnant de toi, ma vision …

Nos voies étaient égarées….
Chacune ,      errant sur son chemin,
Depuis que je te tiens     la main,
>       Elles ne sont plus séparées,

A ceux qui doutent des anges,
Nous empruntons leur vol,
Et tu verras….          sur le sol,
Comme nos deux ombres se mélangent .

Après,     plus rien ne nous encombre…
Dans la traversée de l’air,
Les silhouettes sont légères,
Même pas               marquées de sombre…

On ne distingue plus ce qui t’appartient,
Adossés à la lumière qui s’élance…
Où est donc               la différence ?
–                        Ce qui est tien ou mien ?


RC – août 2014


Chaque chapitre ouvert – ( RC )

peinture:  lectrice - Elisabeth Buschsel

peinture: lectrice –                                Elisabeth Büchsel

 

A marcher sous la pluie,
Et tracer hésitante,
Un chemin, qui contourne
Les buissons et les orties,
Tu laisses au passage,
La trace de tes mots,
Comme                imprimés,
Dans l’argile encore fraîche,
de ma conscience.

Tu vois,    malgré la pluie,
Maintes fois ressassée,
L’argile n’est pas retournée,
Informelle ,     à son indifférence.
Je vais en garder le souvenir,
Modelé,              comme un vase,
De l’ empreinte de tes doigts
J’apprenais à lire,
A goûter la saveur du poème.

C’est un héritage fragile ,
Mais marquant les années.
Ainsi, la marque de ton sillage ,
Ne s’est pas dissoute dans l’absence.
Je n’ai pas besoin
Du fardeau les livres,
Pour apprendre à déchiffrer le monde .
Chaque chapitre ouvert,
Me parle un peu de toi .

 

 

RC – avril  2014