Textes poétiques et d'actualité -nulle part ailleurs !

création – info

Un rêve en couleurs – ( RC )

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image – montage  perso

 

Tu peux prendre les craies,
dessiner à même le sol.
Le rêve que tu fis
s’est transformé en image,
celle-ci entre en toi, elle te poursuit,
comme une chevauchée du ciel,
que tu désires encore et encore.

C’est un rêve en couleurs,
qui te supporte .
Ainsi tu flottes à sa surface ;
tu n’en connaîtras jamais la profondeur,
même si tu explores neuf dixièmes d’inconnu,
à la façon d’un iceberg  :
il dérive lentement, et finit par se dissoudre.

As-tu trouvé les mots pour le dire,
la toile pour transmettre ce qui te hante ?
Beaucoup sont enroulées encore dans un coin de ta tête,
et ne verront pas le jour encore,
à vivre un peu éveillé entre le jour et la nuit.
Montrer une partie du monde,
juste avant que les années ne fondent .


RC – juin 2016

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La Tour Eiffel est une île qui dérive – ( RC )

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image –  montage perso

 


Je suis monté au sommet de la tour la plus haute,
Cette tour,           c’est mon immeuble ;
il y a aussi d’autres barres de béton,
parallèles,    avec chacun leur parking,
et les autos bien alignées,
qui luisent au soleil déclinant,
comme de gros mollusques.

Je me suis vu         comme dans un phare,
affrontant vents et tourmentes…
le ressac brassant les algues,
le sable      se disputant aux rochers noirs.

        Plus de pigeons picorant dans la résidence,
mais des mouettes blanches ,
aux ailes étendues…

L’impasse a basculé sous les rochers,
les voitures,         aux étranges carapaces,
flottent au petit bonheur .
La marée montante a recouvert le Mc Do.
La lune dialogue avec les vagues
dont l’écume rejaillit sur les murs .
La Tour Eiffel est une île,          qui dérive .


RC – oct  2017


Ce qui tremble en moi – ( RC )

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Je n’ai pas conscience de ce qui tremble en moi,

Peut-être une horloge, au balancier d’argent,

Un feu consumerait  lentement l’églantier,

Qui y est planté.

Peut-être que remuent des noyaux de cerise,

Déposés là par des oiseaux de passage, pendant mon sommeil.

Il y a aussi en moi, un enfant,

qui pêche le soleil,     tombé dans une flaque d’eau

pas plus grande que ça,

mais cela suffit à réchauffer le corps :

Je laisse tout çà à l’abri.

Les idées s’y bousculent.

Chacune y trouve sa place, même si le tirage,

Comme au loto, s’y fait dans le désordre.

Il n’y a pas d’endroit très précis ,

Dans lequel je me retrouve ;

Puisqu’ aussi bien en janvier, qu’en juillet ,

Je parcours les nuages, qui traversent ma tête.

RC –  juillet  2015


Ne cherche pas l’extinction du soleil derrière ton regard – (RC )

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Comme, malgré toi,
Tes paupières se ferment,
Pour ouvrir, les portes de la nuit,
Ne lutte pas contre les éléments

Ne cherche pas l’extinction du soleil
Derrière ton regard,
Désormais séparé
De la courbe de la terre

Ecoute plutôt les voix,
L’envers d’un épiderme
Se fondant sans bruit,
Au coeur du firmament.

Voyageant dans le sommeil,
Les oiseaux traversant la mare,
Ne se sont pas égarés ,
Au jardin des pierres .

RC-  février  2014

( inspiré par un court texte  de Sylvaine Diet )

fiction du jardin zen en "nocturne"

fiction du jardin zen en « nocturne »


Toi qui négliges, repousses, le froid qui épuise – ( RC )

montage  perso

montage perso

Ignores-tu les lendemains qui dessaoûlent ?

Ainsi, n’amasse pas mousse, la pierre qui roule..

Tu fonces, droit,

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Ajustant des pas – maladroits,

Mais enveloppée de lumière,

Tu passes légère,

_

Toi qui négliges

Et repousses le froid qui épuise,

Et , les dents qui crissent.

_

Ton fruit est lisse,

Contre les petites pommes rétrécies,

Que l’on trouve aussi,

_

Oubliées dans les paniers,

Des jardiniers

Où se dilapide,

_

Les autres en rides.

Ignorant , tout autant,

Les traverses du temps.

_

Ainsi, à tire d’ailes,

Tu voles, éternelle,

Et planes sans bruit.

_

C’est peut-être une vue de l’esprit,

Des rayons que tu projettes,

– A l’intérieur de ma tête,

_

Mais toujours cet attrait,

Précédé de ton portrait,

Où tu traverses , indifférente,

_

Les obstacles et les pentes.

On dira , que tu te promènes,

En habits de reine,

__

RC – 25 novembre 2013

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LES IMPREVISIBLES – BRICE MARDEN

LES IMPREVISIBLES: BRICE MARDEN

 

: R Dauxois, nous propose ses articles, souvent en lien avec l’art ou des tendances artistiques —

 

R Dauxois a une écriture remarquable, que je vous conseille de parcourir , et a fait à plusieurs reprises l’objet de publications de ma part dans  http://ecritscrisdotcom.wordpress.com/:

  il s’associe  souvent  avec Nicolas Vasse
l’image présentée  est un montage  personnel

lumière dedans

peinture acrylique  sur toile non tendue…  grand  format  1,50x 1,70m

technique: superposition de couches  de couleurs acryliques  en transparence

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