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lumière dedans

peinture acrylique  sur toile non tendue…  grand  format  1,50x 1,70m

technique: superposition de couches  de couleurs acryliques  en transparence

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Une confiture de figues – ( RC )

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Que le jour décline,
et se teinte de pourpre,
l’encens de ton regard,
associe le reflet du cuivre :
une flamme qui perdure,
au parfum sirupeux
des figues se fondant,
et le goût du miel  .


…Le tien aussi se mêle,
à la forêt nocturne,
de tes jambes d’ébène,
une saveur douce
dérobée au jour.


Comme la confiture
encore tiède après la cuisson,
dont le coeur
toujours plein de présence solaire,
distille son élixir…


RC – dec 2015

 

Afficher l'image d'originepeinture: Luis Melendez

Pour ouvrir le soleil – ( RC )

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Je ne sais pas
quel signe
il faut faire
pour ouvrir le soleil:
une part,
même petite :
une tranche lumineuse,
comme si j’ouvrais ton coeur,
et je sais bien,
que cela ne passe pas
par des mots.
Mais si les étoiles se croisent
au-dessus de mon destin,
et que les nuages laissent passer
les rayons du bonheur :
c’est peut-être
que tu m’auras entendu,
et je les laisserai m’inonder
de ta lumière.

 

RC – fev 2016

Je ne perçois plus rien du passé – ( RC )

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photo perso    juill  2016             Aubrac-  Lozère

Si je ne perçois plus rien du passé,
Je ne sais plus la distance
qui me sépare de ma conscience.

Une période fixée – trépassée

J’ai oublié le langage.
Aucun écho ne revient en partage.

Car les lèvres sont scellées,
Et la parole s’est gelée.

Le sable ne s’écoule plus,

Le temps a entamé son reflux,
En repliant ses ailes .

Si tu étais immortelle,
Il se peut que le coeur désespère,
Dans la traversée du désert,

A former des mots ou des lettres,
Si je ne peux te reconnaître …

J’ai oublié d’où je viens,
Egaré tous mes biens,
Quelque part dans le noir :

L’ombre de la mémoire,
Ponctué d’éclairs
Désincarne même la chair ;

Je me tiens droit,
Entre les silhouettes, un jour livide,
Mais rien entre les doigts

Le présent décharné, et l’esprit vide .


RC – oct 2014

Peut-être n’es-tu pas encore née … – ( RC )

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                                       Art:       Liu Bolin –             Toulouse

 

 

 

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Un sol, que rien n’hérisse – ( RC )

peinture:       Anselm Kiefer

 

Comme  sous  le couteau  du peintre,
Un gris dense plombe  un ciel,
Juste  strié  d’ailes noires,
Envol furtif au coeur du froid ;

Les signes dessinés des branches,
Patientent, immobiles,
Attendant un frémissement  de la terre,

Elle  qui se cache
Sous une  couverture  blanche,
Mate comme sont les bruits,
Vite absorbés par le silence.

Même les voix ne semblent plus oser,
Franchir l’espace immaculé.
De connivence avec le gris ,

Les nuances  sont  de lumière;
Et à part les chemins,
Qui rayent , de lignes fines
Champs et collines

Il semble  que tout soit uni,
Sous la laine  de l’hiver,
Toutes différences  abolies,

Des nuages  diffus traversent
Monts  et vallées
Et sans effort,  glissent,
Au-dessus du sol, que rien n’hérisse.

Les barbelés, délimitant les surfaces,
Ont été  gommés, en une nouvelle  naissance,
Les pentes sont redevenues vierges.

Les couleurs  se sont englouties,
Les pays ne connaissent plus de frontières …
De la terre, la neige  s’est faite  complice
La saison tisse doucement, le manteau lisse.

peinture: Charles Daubigny Neige près de Valmondois

Traduire la douceur – ( RC )

 

 

 

 

photo: Severine C

photo: Severine C

Comment  dire  la douceur , juste au bord de soi,
qu’on enjambe ( comme un grand pont, la rivière).

C’est un rai de lumière, qui traverse la table  du jardin,
c’est la brise agitant les premières feuilles  tombées,

ce sont les petites  rides  autour de ton sourire,
la verticale  d’une chair  pâle échappée d’un secret,

et tes doigts  serrés  sur les miens…,
qui la traduisent mieux  que la chanson des mots .

RC – sept 2015

Ce qui tremble en moi – ( RC )

002floraltete-silh005 swesign-vector-i-                                               mixage image  perso  –

Je n’ai pas conscience de ce qui tremble en moi,

Peut-être une horloge, au balancier d’argent,

Un feu consumerait  lentement l’églantier,

Qui y est planté.

Peut-être que remuent des noyaux de cerise,

Déposés là par des oiseaux de passage, pendant mon sommeil.

Il y a aussi en moi, un enfant,

qui pêche le soleil,     tombé dans une flaque d’eau

pas plus grande que ça,

mais cela suffit à réchauffer le corps :

Je laisse tout çà à l’abri.

Les idées s’y bousculent.

Chacune y trouve sa place, même si le tirage,

Comme au loto, s’y fait dans le désordre.

Il n’y a pas d’endroit très précis ,

Dans lequel je me retrouve ;

Puisqu’ aussi bien en janvier, qu’en juillet ,

Je parcours les nuages, qui traversent ma tête.

RC –  juillet  2015

L’effet multiplicateur – ( RC )

 

peinture  A  Modigliani

peinture A Modigliani

 

 

 

 

 

Du côté espoir,

Il suffit d’un regard
Pour traverser le miroir.

Ainsi les rêves m’apportent
Ton sourire , en quelque sorte,
Ouvrant tout grand d’autres portes.

Je ne saurai dire si c’est le bonheur,
quand s’ouvre sur le cœur,
Son effet multiplicateur ;

Et du miroir, à facettes…
Une atmosphère de fête
se bouscule dans ma tête .

Le vent est jaloux – ( RC )

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                                                 photo : Richard  Avedon

 

 

En plantant mon regard dans les fils d’invisible,
         dénoncés par les pointillés blancs de gris,
j’aurais voulu attraper le vent,
ou, à défaut, quelques flocons.

Un vent qui se cognait à tout ce qu’il rencontrait,
les chemises claquant comme des voiles,
sur l’étendage,              la valse des volets
sur la façade .

Un vent en rafales se heurtant
au ciel,    – évidemment -,
sous le regard sévère des gargouilles.

Et puis encore         juste quelques doigts furtifs,
toujours invisibles,   qui secouaient tes cheveux.
–             Le vent est jaloux de moi.


RC – fev 2016

Emportée, ma dame blanche – ( RC )

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Il ne pleut pas le soir,
 (  Celui qui rime avec espoir… )
— Ce ciel n’est pas  étanche,

Et sombre,       en vagues blanches…
La bien-aimée voguant dans les  draps,
Blancs,         comme le sont mes bras….

Le jardin d’amour  m’attend,
Et ,         tout au fond,   le banc,
Où nous nous reposions,

Maintenant ,    sous l’épais coton.
Quand, sous la neige, tout  s’efface,
Et que le vent , lentement, l’amasse.

Je t’ai portée ainsi, contre ma poitrine,
En robe  diamantine
Parée de frissons…

…           Tombent les flocons .
Il ne peuvent  traduire,
Dans ce poème,     ton sourire.

Qui lentement,          s’éteint
Alors que je  t’étreins
Juste aux portes   du vertige .

Puis,       quand il se fige ,
Je sais  que  tu vas t’enfuir
Dans  des souvenirs

…     qui n’ont pas de  fin,
Le long des matins   ,
Où tu ne sentiras plus le froid…

Il est un sentier  étroit,
Qui mène        au pied du grand arbre  …
La neige a recouvert aussi la dalle de marbre.


RC  – nov  2014

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