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lumière dedans

peinture acrylique  sur toile non tendue…  grand  format  1,50x 1,70m

technique: superposition de couches  de couleurs acryliques  en transparence

scan 30

Je ne veux pas éteindre, ce qui est de lumière – ( RC )

Sun And Clouds Wallpaper | PixelsTalk.Net

Je ne sais pas éteindre le feu .
Perçant les nuages brodés d’or,
il a brûlé au soir d’été,
comme un cri
combattant la nuit .

On ne sait qui des deux
sortira vainqueur,
ou même si le soleil
finira par incendier l’obscur
pour l’effacer à jamais.

Je ne veux pas éteindre,
ce qui est de lumière :
c’est ton âme qui la porte
comme une torche,
et m’embrasera aussi.


RC – nov 2017

What a wonderful world – ( RC )


l

Remembering the King of Jazz, on the anniversary of his death aged 69.

La voix de Satchmo
traverse le temps,

Le ciel bleu et les nuages blancs :
lui qui voit le monde si beau
et merveilleux .
Des sourires sur les gens qui passent
et leurs yeux
qui rêvassent.

Les images sont belles,
et suaves,
comme l’ arc-en-ciel
de sa voix grave.
C’est un monde en couleurs
qui, sans la séparation entre blancs et noirs ,
a celle de l’espoir.
Elle ne comporte ni vaincu, ni vainqueur.

Chantant les jours clairs et bénis,
où l’humanité de demain
sera peut-être réunie :
asiatiques et africains
dans le concert des nations,
la vie américaine
sans la ségrégation
la douleur et la peine.

Louis Armstrong, -puisque c’est de lui
dont il s’agit –
sème, avec ses chansons
les graines de rédemption
qui sont peut-être encore aujourd’hui
une grande utopie,
mais si l’avenir lui sourit :
tout lui sera permis .

Il faut bien que quelqu’un fasse le premier pas
vers la Concorde :
«  What’s a wonderful world »
sans avoir de sourire béat ,
mais plutôt l’optimisme
qui permet de voir le monde meilleur
à travers le prisme
de son cœur.

Réincarnation – ( RC )

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repro:

Ainsi se ferment les cieux,
l’amour et l’ombre:
la pluie qui tombe
couvre les chant des adieux.
Il est trop tard
pour sortir les mouchoirs…

La nuit est passée par là:
on se passe de discours
pour un voyage sans retour
à moins que l’au-delà
ne fasse que somnoler
si le temps s’arrête :

– on connait bien des momies
qui défont leurs bandelettes
              et l’eau qui a gelé
              reviendra à la vie
( ainsi croit-on
à la réincarnation ).

Qui voudra tourner la page
          revenir en arrière
         les pieds sur la terre?
S’il suffit d’un sarcophage
           et de le vouloir
pour le pouvoir …

Un tour de manivelle
– que les horloges tournent à l’envers –
>  les poupées gigognes répondent à cet appel
           s’enfantant d’elles-même,
sortant de la poussière :
–      je vois que tu connais le stratagème…

Pour aborder la nuit – ( RC )

peinture: Paul Delvaux –  Le paysage aux lanternes, 1958

D’un grand chemin              vers l’immobile,
les ombres bleues s’étendent, et les heures défilent :
La lune blanche semble montrer la voie ,
et ton visage reste froid.

S’il demeure ton image,
quelque chose a quitté son rivage,
sans bruit,
pour aborder la nuit .

C’est ainsi,              et c’est la loi .
Ce qui reste n’est plus tout à fait toi
C’est bien la conséquence
de ton absence .

S’il s’agit de te survivre,
sache que je ne peux te suivre,
dans ton voyage solitaire ,
étant encore attaché à la terre

à mon corps défendant,
puisque c’est bien le corps pesant,
qui me retient ,       à présent ,
mais s’use doucement…

quels que soient l’heure et le lieu,
le départ est fastidieux :
avancé ,     sans qu’on n’en sache la raison,
retardé         pour qu’on termine l’oraison.

Du programme , on ne connaît pas le détail ,
l’âme profitera        de la moindre faille
                          pour fausser compagnie
tant elle aspire à l’infini …


RC – fev 2018

D’aube en aurore, ma mort provisoire – ( RC )

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coeur-rouge-sur-fd-vignes-chez-j.jpg

Montage – RC

D’aube en aurore,
mille fleurs de soleil à éclore,
l’espérance , valse les petits matins,
ivres encore de ses attentes

sels et sables d’une mer inachevée,
stature immobile des rocs,
dents acérées des écueils,
et le désir qui s’étire,

ciboire de vin de jade
entre tes mains
avides de vendange,
et d’impatience

autant les âmes se perdent
dans la pulsation du jour.
J’ai scellé mon destin
dans ce chant en suspens

juste avant mon trépas
– provisoire – .

RC- sept 2020

une soif d’encre – ( RC )

D’après  » le singe de l’encre » de J L Borgès. voir https://booknode.com/le_livre_des_etres_imaginaires_01398324/extraits

 

Year of the Monkey (猴年) | Patrick Siu Chinese Calligraphy ...

Quand je saisis le pinceau,
vient se poster derrière moi,
parfaitement immobile,
le singe au poil noir.

C’est un noir profond,
son poil est long et flexible,
ses yeux sont bruns,
pailletés de jaune.

Il attend que je prenne mon élan
et que je lance des arabesques
en traçant ces calligraphies
qui jouxtent les couleurs fragiles
des fleurs de printemps.

La feuille en est vibrante,
comme si déjà un vent frais
agitait branches et pétales.

Quand j’estime avoir fini,
le singe saute sur mon épaule,
puis sur la feuille,
où il boit l’encre, avant qu’elle ne sèche.

Maladresse ou malice,
il prend la peine
de tremper sa patte
dans l’encre de Chine,

La trace qu’il laisse est
comme une main humaine
mais miniature,
que l’on observe à chaque dessin.

Puis il revient s’asseoir
à côté du bureau,
et ne tarde pas à s’endormir,
le museau encore barbouillé d’encre.

On n’en voit pas la différence
avec l’obscur de son pelage.
C’est peut-être à force d’en boire
qu’il est devenu aussi noir.

Fixe dans une absence – ( RC )

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photo Ay.ashok Saravanan      – Ganesha

 

Quelle vague sera assez puissante,
pour fermer le regard de la statue ?

Ses membres ont beau être brisés,
les plis de ses habits ensablés

l’écume enrage de ne pouvoir dissoudre
le sourire, qui s’adresse aux cieux

fixe, comme dans une absence
peint dans une présence

où on imagine que l’image des dieux
contemple l’éternité au-delà de l’humain.

 

 


RC – sept 2017

prendre appui – ( RC )

MARAIS POITEVIN barque coulée - la Garette

photo perso – La Garette   – Deux-Sèvres

 

Les mots reprennent
le mouvement de la vie.

Ils flottent à la surface de l’étang
sans s’y enfoncer

à l’inverse de la barque
qui a chaviré

Je peux prendre appui
sur la base du reflet des nuages

juste le temps que les idées
s’accordent un répit

entre le ciel changeant
et le poème en devenir.

RC- juin 2020

Et si l’ombre … – ( RC )

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Photo Christophe Loiseau

Et si l’ombre te tient dans ses bras,
chaque jour, et chaque nuit..
         Regarde bien  au sol,
         elle épie tous tes gestes .

Jamais tu ne peux la saisir :
elle t’accompagne partout,
—       jusqu’à la fin de ta vie ,
                  où elle t’engloutit …


RC –

Une distance que l’on porte en soi – ( RC )

Ce qu'il y a entre nous...

photo  Catherine Loth – musée des moulages  –  Lyon

 

Ce qu’il y a entre nous
est quelque chose d’indéfinissable.
        Je me reconnais en toi,
comme si c’était un miroir:
tes yeux me le rappellent…,
mais j’ai beau me rapprocher,
te toucher,
        Tu ne seras jamais moi,
et jamais je ne verrai par ton regard.

Peut-être que son éclat
est l’image de tes pensées,
qu’elles aussi je ne peux saisir.
          Je ne serai jamais toi,
et dans sa limite la plus ténue,
même chair contre chair,
il y a toujours
cette distance infranchissable,
que l’on porte en soi.


RC – juill 2018

 

 

voir  aussi,  sur une  autre photographie  de Catherine Loth, cet autre texte, créé le même jour…