Textes poétiques et d'actualité -nulle part ailleurs !

Archives de octobre, 2012

Le bruit argenté de la fontaine de JoB

L'impermanence n'est pas un rêve

C’est la fontaine qui de son chant
Racontait l’or du firmament
Sous le sable où enseveli
Le satellite suit le récit

Le marécage ouvrait un œil
Aussi étonné que la feuille
Où vient s’inscrire en indivis
Le verbe que le regard déplie

La granulosité du sable
Faisait un bruit considérable
Mais l’étoffe cachée sous le grain
Etait en soie et mer d’airain

Amortissant le doux tonnerre
Pour ne pas tomber sous la terre
Bruissant de mille ailes vaporeuses
La fontaine devenait songeuse

Sous la mouvance du drapeau
Qui remuait sous le chapeau
L’eau déclinait sa connaissance
Pour guider l’astre vers sa naissance

Pendant que le verbe indivis
Chante la joie qu’un ciel déplie
L’épeautre et le vin seront bons
Pour qui reconnait la question.

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Lucas Foglia – un ordre naturel

A natural Order

Un photographe  original, qui raconte la vie de certaines  communautés  du sud  des Etats-Unis,   ses oeuvres  étaient  présentées  cette  année  aux  rencontres  de la photographie  d’Arles,  d’autres peuvent  être  consultées  sur son site


Joël Bastard – Cataluna – extrait

poisson papillon

 

La rivière aliquote passera par les ouïes de la  truite sévère.

Son eau peignée de branchies comme pour le vent dans les genévriers.

Tout respire et défile. La rivière bue des roches.

L’haleine .

 

Le souffle des bêtes à travers le jour  construit de pierres sèches.

 

– JB

 


Salvatore Quasimodo – dejà,s’envole la fleur maigre

Dans la lignée des auteurs italiens, , toujours proches des images sensibles

 

photo:                 Petra Wunderlich

BEAUTY WILL SAVE THE WORLD

Je ne saurai rien de ma vie,
Sang obscur et monotone.

Je ne saurai qui j’aimais, qui j’aime,
Maintenant que replié, réduit à mes membres
Dans le vent pourri de mars
J’énumère les maux des jours déchiffrés.

Des branches
Déjà s’envole la fleur maigre
Et moi j’attends
La patience de son vol irrévocable.

***

Salvatore Quasimodo (1901-1968)Jour après jour (Giorno dopo giorno, 1947)

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Chems Nadir – le silence tes savanes, Afrique

photo perso:                           arbre de savane, Burkina Faso             decembre 2011

 » Dans le silence de tes savanes,
Dans la rumeur confuse de tes forêts
Afrique, mon continent d’ambre,
J’entends le bruit mémorable
Du premier arrachement
Quand la frêle créature verticale
S’extirpa du limon originel.
Les séismes succédaient alors aux déluges
Et les dinosaures coulaient,
Vivantes îles chavirées
Dans les eaux de la fonte.

Dans les grottes humides,
Aux blessures couvertes de tes escarpements,
Afrique, mon continent d’ambre
Je lis la geste première transcrite
Ocre et brune, magique
Par les mains inspirées des Fondateurs.

Sous les bras feuillus de tes arbres à palabre
Sur tes pistes poudreuses qu’ébranlent les caravanes
Afrique, mon continent d’ambre,
J’écoute le vent raconter la sagesse dogon
Et que l’homme soit le grain de l’univers !
Que devant sa volonté, s’agenouillent
L’auroch et le mammouth domptés.
Que les fruits de la mer pullulent dans ses nasses.
Que sous ses pas, lèvent, rythme ondoyant, les moissons
Et qu’au bout de ses doigts tendus
Resplendisse la myriade des météores « .

Chems Nadir,  » Le Livre des Célébrations »(extrait)