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Pour que résonnent les archipels du silence – ( RC )

Dina%2520Bova%2520-%252020.jpgmontage – \Dina  Bova
.

Ce n’était pas la peine,
de longer les années,
de lire tous ces livres,
d’exercer cette mémoire,
à en perdre le goût du jour,
et la caresse du vent du large,
pour                    ( dira-t-on )
écrire deux ou trois strophes
avec                   si peu de mots .

On en oublie les récits,
les grands succès de librairie,
placés en tête de gondole,
pour se contenter
de quelques lignes,
qui se jouent
de l’épaisseur des pages,
et dialoguent dans les marges,
comme aussi     entre les mots.

Juste ce qu’il faut,
pour que résonnent
les archipels du silence,
la lente croissance des plantes,
la lumière posée sur un mur,
l’ombre de l’absente,
le coeur qui s’aventure
si l’on que l’on fait sienne
l’écriture du poème …

RC – fev 2016

 

 

( en écho à un court texte  de Sylvie Durbec visible ici)

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Chaque chapitre ouvert – ( RC )

peinture:  lectrice - Elisabeth Buschsel

peinture: lectrice –                                Elisabeth Büchsel

 

A marcher sous la pluie,
Et tracer hésitante,
Un chemin, qui contourne
Les buissons et les orties,
Tu laisses au passage,
La trace de tes mots,
Comme                imprimés,
Dans l’argile encore fraîche,
de ma conscience.

Tu vois,    malgré la pluie,
Maintes fois ressassée,
L’argile n’est pas retournée,
Informelle ,     à son indifférence.
Je vais en garder le souvenir,
Modelé,              comme un vase,
De l’ empreinte de tes doigts
J’apprenais à lire,
A goûter la saveur du poème.

C’est un héritage fragile ,
Mais marquant les années.
Ainsi, la marque de ton sillage ,
Ne s’est pas dissoute dans l’absence.
Je n’ai pas besoin
Du fardeau les livres,
Pour apprendre à déchiffrer le monde .
Chaque chapitre ouvert,
Me parle un peu de toi .

 

 

RC – avril  2014


Soirée western ( RC)

Derrière l’écran, il y a des âmes  agitées
Qui combattent, pour l’honneur, âme habitée

C’est une histoire  de voleurs, de western
D’enlèvement, de drapeaux  en berne

Une course à travers l’étendue poussiéreuse
De grandes étendues,   j’aperçois les Rocheuses

Il y a des squaws, les cailloux qui dévalent
Et qui giclent, sous les sabots du cheval

Le héros toujours solitaire, un peu justicier
Au regard farouche, n’est pas policier

Combat les méchants qui sont tout autour
Et je m’accroche, au fauteuil d’ velours

Y a l’ptit gars du coin, Qui f’rait une bévue
S’il racontait qu’ il a tout vu.

Y a l’ivrogne au bar, oui, c’est çui qui louche
Et l’gardien du square,qu’est sourd comme une souche

Pendant que tout ce monde s’agite
On atteint, au drame, la limite

Pour le dénouement heureux
( il s’en fallait de peu )…

Les bandits  s’enfuient, c’est la débandade
On entend encore, toute cette cavalcade

Avec le mot « fin » la musique magique
Qu’accompagne, si bien, le beau générique

Le nom des acteurs, qui s’inscrit en blanc
Monte lentement, du fond de l’écran

Et aux spectateurs, fini, le rêve
La lumière revient, et chacun se lève

Une  fois encore, t’en prends plein les yeux
Mais il faut quitter la salle, et ses fauteuils bleus

Gardant bouts d’aventure, qu’on emporte en soi
Souvenirs émus, c’est un peu de joie

Pour dire à d’autres,    – hier au cinéma,
J’ai vu ce film, … » Sûr que tu aimeras «