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afrique

Masque – ( RC )

masque  Baoulé de     Côte d’Ivoire

La magie du masque,
Ne dit rien que son visage noir,
Le bois creusé, que l’on dirait
Moulé sur un corps,

Un abri, derrière lequel
Il se réfugie,           –
–    … Je suis en compagnie,
D’un esprit.

L’ombre d’une face,
L’épreuve du silence,
Laissant sa trace,
Au-delà des gestes  ;

Ceux de la danse,
Le lien vers un peut-être,
Sévère et magnifique,
De traduction magique

C’est une patine offerte,
Repoussant la lumière,
Happée vers l’intérieur,
Vers des mots d’une autre langue

Et qu’on protège  des regards,
Du commun des humains.
Les lignes de ses formes fondent sa force,
Son action saluée , bénéfique,

Quand le masque  est de sortie,
Chassant en conviction,
Les mauvais esprits,
Les mauvaises récoltes

Viens demain,
Sans lui, en habit de paille,
Remise-le dans l’ombre,
Les yeux fermés

La bouche ouverte,  …
Le masque sacré
Veille même sur la nuit
Et aussi notre destin.

RC – décembre 2013

masque africain- Afrique centrale

masque africain- Afrique centrale

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Chems Nadir – le silence tes savanes, Afrique

photo perso:                           arbre de savane, Burkina Faso             decembre 2011

 » Dans le silence de tes savanes,
Dans la rumeur confuse de tes forêts
Afrique, mon continent d’ambre,
J’entends le bruit mémorable
Du premier arrachement
Quand la frêle créature verticale
S’extirpa du limon originel.
Les séismes succédaient alors aux déluges
Et les dinosaures coulaient,
Vivantes îles chavirées
Dans les eaux de la fonte.

Dans les grottes humides,
Aux blessures couvertes de tes escarpements,
Afrique, mon continent d’ambre
Je lis la geste première transcrite
Ocre et brune, magique
Par les mains inspirées des Fondateurs.

Sous les bras feuillus de tes arbres à palabre
Sur tes pistes poudreuses qu’ébranlent les caravanes
Afrique, mon continent d’ambre,
J’écoute le vent raconter la sagesse dogon
Et que l’homme soit le grain de l’univers !
Que devant sa volonté, s’agenouillent
L’auroch et le mammouth domptés.
Que les fruits de la mer pullulent dans ses nasses.
Que sous ses pas, lèvent, rythme ondoyant, les moissons
Et qu’au bout de ses doigts tendus
Resplendisse la myriade des météores « .

Chems Nadir,  » Le Livre des Célébrations »(extrait)