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Poursuite de rêves – ( RC )

photographe  non identifié

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Les rêves s’extraient du sommeil,

Et quand peu à peu tu te réveilles,

Tu cherches leur clef dans le noir,

Comme celle cachée, de l’armoire,

Mais le jour et ses rites,

Marche au cours des heures,

Et affadit leur lueur,

Autant qu’il les délite.

Et pour ne pas les trahir,

Suivre ces étoiles sans nombre,

Il te faudra le sombre,

Pour les faire revenir.

Et si ceux-ci t’envahissent,

Se multiplient et abondent,

Puis se reflètent dans l’onde,

Un seul choc les plisse.

Que cherches tu avec  eux?

Ces songes qui s’effilochent,

Et auxquels tu t’accroches ?

Te rendront-ils heureux ?

Hors de la nuit livide,

Tu n’as plus peur du noir,

Il a cessé de pleuvoir,

Le sol n’en est qu’humide.

Rien ne sert de les pousuivre,

Que vas-tu faire avec ?

Tu vois, le sol est déjà sec,

Pour vivre, tu t’en délivres ;

Oublie tous ces fantômes,

Le jour apporte sa lumière,

Et les chasse de la terre,

D’un grand coup de gomme.

De ces masques qui grimacent,

Se déforment et crient,

Laisse les à la nuit,

Au détour de l’angoisse.

Tu as la tête à l’envers,

Le jour est bien revenu ici,

Malgré les nuages, aussi

Retourne avec nous sur la terre.

RC   novembre  2013

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L’obscure hantise ( RC )

                                       gravure: F Goya:      série des « Caprices »

 

Ont été livrées les fenêtres éteintes,

Fermés les horizons d’un mur végétal,

Entortillé le cordon ombilical …

S’est édifié, pierre à pierre un labyrinthe.

 

Personne n’en a jamais vu la sortie

On ne traverse pas de jardins aux orangers,

Mais une jungle épaisse de tous ses dangers,

Gardée de ronces, barbelés et d’orties.

 

La nuit commence, quand s’éteint la joie,

Les rideaux tombent, rien ne trouve sa place,

Il n’y a de palpable que ce que les années amassent,

Et qu’on chemine seul sur le chemin étroit,

 

Que l’on imagine bordé de précipices,

Sans savoir la direction où nous mène,

Le mystère de la condition humaine,

Quand la peau se ride et se plisse.

 

Et dans la lente course vagabonde,

D’autres sentiers sortent des bois,

Certains portent des lanternes, et d’autres des croix,

Errant au bord de lacs sombres, dont on devine l’onde.

 

Chacun garde cependant un peu d’espoir,

Soit par conviction, soit par prière,

En souhaitant qu’enfin revienne la lumière,

Pour voir changer le cours de l’histoire.

( en pensant à toutes les périodes d’obscurantisme accompagnant les vicissitudes de l’histoire )

 

 

RC  – 20 septembre 2013