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Traces du futur en plans lointains – (RC)

 

photo: le viaduc de Garabit ( Cantal )Si la forêt semble s’épaissir, le sentier s’étrécir
Au détour du trajet, les lieux semblent s’évanouir
La certitude tremble, et fait place  aux suppositions
Les repères ,effacés par les ans, autant de questions

Qui émergent, et traquent,           ce pas et le suivant
Au point de nous laisser ,                  refrain obsédant
Une saveur trépassée,    d’un mouvement sur place
Que                              des rubans  de brume, enlacent

A la mesure du temps,     aux promesses du futur
La suite des collines,    semble nous offrir un mur
De perspectives basculées en escalades indécises
Qu’il faudrait                qu’un grand-œuvre précise

Et nous guide, comme Ariane, sur l’étroit chemin
Ou le petit Poucet,              des cailloux de sa main
Pour accomplir le destin,    encore à concevoir
Qu’en partant,                 on n’a fait qu’entre-voir.

En parvenant malgré tout au premier sommet
Le paysage  s’étale en tapis d’autres forêts
Espaces,      lacs,  dunes,     et précipices
Se faisant suite,                sans artifices

Le sommet,           une  colline bien basse
Au regard des horizons  qu’on embrasse
Portant sur des distances insoupçonnées
Montagnes       et plateaux moutonnés

Seront les futures étapes    à franchir
Et peut-être laisser,        pour l’avenir
Au delà d’autres monts,          l’espace
Garder, provisoirement une légère trace.

RC 14- 01-2012

 

( variation  sur   « un homme  sachant omettre »   )    voir le blog de « les idées heureuses »

texte de R. L. Stevenson à Will H.Low…

R. L. Stevenson étant l’auteur, justement  dans le contexte  du voyage, de Voyage avec un âne dans les Cévennes

—–

A titre  d’information   » Ce pas  et le suivant »  est le titre d’un roman superbe, ne serait-ce que par sa science des mots  et des phrases,  de Pierre Bergounioux,  cité  deux  fois  dans mes  publications précédentes.  Livre  au souffle fort,  édité  chez Gallimard.

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photo vue de Turquie – Capadocce,  sous la neige ,         photo Picasa

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L’obscure hantise ( RC )

                                       gravure: F Goya:      série des « Caprices »

 

Ont été livrées les fenêtres éteintes,

Fermés les horizons d’un mur végétal,

Entortillé le cordon ombilical …

S’est édifié, pierre à pierre un labyrinthe.

 

Personne n’en a jamais vu la sortie

On ne traverse pas de jardins aux orangers,

Mais une jungle épaisse de tous ses dangers,

Gardée de ronces, barbelés et d’orties.

 

La nuit commence, quand s’éteint la joie,

Les rideaux tombent, rien ne trouve sa place,

Il n’y a de palpable que ce que les années amassent,

Et qu’on chemine seul sur le chemin étroit,

 

Que l’on imagine bordé de précipices,

Sans savoir la direction où nous mène,

Le mystère de la condition humaine,

Quand la peau se ride et se plisse.

 

Et dans la lente course vagabonde,

D’autres sentiers sortent des bois,

Certains portent des lanternes, et d’autres des croix,

Errant au bord de lacs sombres, dont on devine l’onde.

 

Chacun garde cependant un peu d’espoir,

Soit par conviction, soit par prière,

En souhaitant qu’enfin revienne la lumière,

Pour voir changer le cours de l’histoire.

( en pensant à toutes les périodes d’obscurantisme accompagnant les vicissitudes de l’histoire )

 

 

RC  – 20 septembre 2013