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Ombres confondues – ( RC )

projections lumières sur volume – Seoul

 

L’ombre de ton visage sur le mien,
Ne laisse pas de trace de nuit blanche
A mesure           qu’il se penche
Par-dessus mon destin.

Sa lueur ,           ne s’est pas éteinte;
Elle est quelque part,
Au-delà de mon regard,
Mais laisse son empreinte….

Qui saurait dire, le parcours de l’imagination ?
Il y a           toute ta présence,
pour franchir les distances
Conditionnant de toi, ma vision …

Nos voies étaient égarées….
Chacune ,      errant sur son chemin,
Depuis que je te tiens     la main,
>       Elles ne sont plus séparées,

A ceux qui doutent des anges,
Nous empruntons leur vol,
Et tu verras….          sur le sol,
Comme nos deux ombres se mélangent .

Après,     plus rien ne nous encombre…
Dans la traversée de l’air,
Les silhouettes sont légères,
Même pas               marquées de sombre…

On ne distingue plus ce qui t’appartient,
Adossés à la lumière qui s’élance…
Où est donc               la différence ?
–                        Ce qui est tien ou mien ?


RC – août 2014

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Une terre gelée au sang des veines rompues – ( RC )

 

Une terre froide, souvent couverte de blanc,

Noire,           dessous.

Des femmes et des hommes emmitouflés,

Les habits sombres.

 

Forêts denses de pins serrés,     convoquant l’obscurité,

Les traits légers des bouleaux,                         bardés de blanc,

En contrastes accentués,                                 dessinent un arc,

Autour de la ville morte.

 

Elle a été.

Et de ses murs éclatés,            tombés sous les bombes,

Aux noires traces                                   de l’incendie,

La neige a tout recouvert.

 

On n’y distingue plus ,   avec ces monticules,

Défaisant son visage,

–                         Plongé dans le sol.

Une terre grasse,  mais gelée au sang des veines          rompues .

 

S’est ensevelie peut-être aussi       la mémoire,

Les fenêtres du jour couchées dans la brume,

Et celle des enfants morts…

Leurs chemins se dérobent en une incantation….

–    Ils n’auront        plus jamais de souvenirs.

 

Aux heures anciennes ,            demain sera encore hier.

Comment oublier ce qui n’a pas eu lieu ?

 

– RC- février 2014

( ce texte prend  pour base,  celui de Dominique Boudou, visible sur son site ) –


Je ne te reconnais pas – ( RC )

photo perso: port de Roja -

photo perso:       port de Roja –

Il y a tant de distance, jusqu’au phare du port…
Je compte les pas qui m’y emportent,
Je sais, pendant ce temps,
Que se déplace lentement,
La grande aiguille sur les chiffres de l’horloge,
Avec son « clong » rythmant les minutes.

Et je rêve d’émotions partagées ;
Je me rappelle le bar de la gare,
Il y avait dans ma poche un vieux carnet ridé,
Quelques vers attendaient qu’on s’occupe d’eux,
Ton visage débordait à peine d’une écharpe,
Et tu avais froid.

Et maintenant, à pas mesurés,
Je dessine un chemin sur la jetée,
Presque une longue marelle,       – et au bout
>              Ce serait l’enfer ou le paradis ?
J’évite avec précaution les trous,
Où achèvent de pourrir les fers rouillés.

Dans les flaques salées, vertes,
Comme, je me souviens, étaient tes yeux…..
….Tant d’années ont passé,
Sur les pierres et ton rire enfumé,
Qu’en voyant ta silhouette,
Et ta robe sombre fouettée par le vent.

Je ne te reconnais pas.


RC – 21 novembre 2013


Poursuite de rêves – ( RC )

photographe  non identifié

photographe non identifié

Les rêves s’extraient du sommeil,

Et quand peu à peu tu te réveilles,

Tu cherches leur clef dans le noir,

Comme celle cachée, de l’armoire,

Mais le jour et ses rites,

Marche au cours des heures,

Et affadit leur lueur,

Autant qu’il les délite.

Et pour ne pas les trahir,

Suivre ces étoiles sans nombre,

Il te faudra le sombre,

Pour les faire revenir.

Et si ceux-ci t’envahissent,

Se multiplient et abondent,

Puis se reflètent dans l’onde,

Un seul choc les plisse.

Que cherches tu avec  eux?

Ces songes qui s’effilochent,

Et auxquels tu t’accroches ?

Te rendront-ils heureux ?

Hors de la nuit livide,

Tu n’as plus peur du noir,

Il a cessé de pleuvoir,

Le sol n’en est qu’humide.

Rien ne sert de les pousuivre,

Que vas-tu faire avec ?

Tu vois, le sol est déjà sec,

Pour vivre, tu t’en délivres ;

Oublie tous ces fantômes,

Le jour apporte sa lumière,

Et les chasse de la terre,

D’un grand coup de gomme.

De ces masques qui grimacent,

Se déforment et crient,

Laisse les à la nuit,

Au détour de l’angoisse.

Tu as la tête à l’envers,

Le jour est bien revenu ici,

Malgré les nuages, aussi

Retourne avec nous sur la terre.

RC   novembre  2013