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Enfermé dans un songe – ( RC )

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peinture: Jim Henson

Lové sur moi-même,
enfermé dans un songe :
c’est une voie souterraine,
où j’erre, les yeux fermés,
et pourtant le corps glisse,
dans des paysages,
qui défilent,
peut-être inventés,
dans l’échancrure d’un monde
où des vents me poussent ,
dessinant une esquisse,
que je ne peux saisir :

des carrefours
conduisant à d’autres,
indéfiniment.
Je ne me rappelle que des bribes,
au petit matin :
c’est comme s’il m’avait été donné
d’entr-apercevoir
le mystère des choses,
J’aurai fait corps avec elles,
dans la densité obscure
de leur secret,
attendant de le partager
avec la nuit .


RC –

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Des regards portés bien plus loin que la distance nous séparant encore – ( RC )

 

 

 

photo:  Dina Bova

photo:           Dina Bova

 

 

 

Attablés sur la terrasse
Le café développe ses volutes
entre nous.
Elle  développe ses phrases
sans ponctuation.
Hésite dans le récit de sa vie
Mélange les épisodes,
Superpose   images et émotions,
comme le fait sa chevelure
dont les boucles  s’ornent
de la lumière du contre-jour.

Nous nous tenons par la main,
échangeons les matins vécus
de notre  marche
A travers l’enfance.
La traversée des mers,
les vents contraires….
Ces matins  se prolongent jusqu’ici,
comme se prolongent aussi
nos regards portés bien plus loin
que la distance
nous séparant encore  .

RC – oct 2014


Un envers de lumière – ( RC )

Installation: Christian Boltanski

Vers quelle fin, cela dessine au sol,

une dentelle d’images, qui danse avec le vent,

et révèle creux et reliefs ….

Audacieuse, elle envahit les arbres, les murs,

en se posant légère, comme un frisson d’encre,

sur tout ce qu’elle touche,    sans pour autant

laisser de trace durable.

Née du jour, qu’elle contredit,       elle se joue des distances,

en mélangeant dans un même creuset,

le net et le flou…

Une prémisse à la nuit, une sorte d’envers du décor,

que sécrète pourtant la lumière,

quand elle rencontre, dans son élancement,,

l’écriture des formes.

Une face cachée des objets, indissociable à eux,

comme attachée à leur présence,

qui peut-être dialoguent de façon continue,

mais , personne ne les entend .

Ils projettent sur les autres leur peau d’ombre,

qui reste pour toujours insaisissable…

RC – avr 2015

(  en réponse  à un texte  de  Michèle  Dujardin   )