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Mon visage — endormi – ( RC )

Realistic Sculptures by Ron Mueck from Australia3.jpg

sculpture: Ron Mueck

 

Je suppose ta présence,
où précisément ? … je ne saurais dire,

      car tes yeux ont bu toute lumière,
et les fenêtres ne débouchent que sur l’obscur.

Tu es donc légère, et invisible :
mes yeux ne me servent plus,
comme si tu avais emprunté mon regard
pour te diriger , même dans le noir .

Si les ombres bougent,
tu es sans doute parmi elles,
je patienterai                       jusqu’à percevoir ton souffle
et la caresse de tes mains sur mon visage         – endormi .

man7.JPG
RC – nov 2017

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Le cahier clos – ( RC )

Image associée

Celui chante là quand toute voix se tait
Si c’est le silence, alors

Tu l’a celé,
De ton écriture,
Tels sont les écrits ;
Couchés sur le papier
Dont tu n’ajouteras aucun chapitre ;

Un cahier plein de murmures,
Où je peux relire,
Les lettres de ton souffle :
Tu es tout près,
Cachée derrière les feuilles.

Et le cahier est fermé
pour toujours.
La lumière éteinte,
pourtant, ne cesse de briller.
chaque jour où je l’ouvre.

Un frisson
qui parcourt le dessin de l’écriture,
jusqu’à planer quelque part en moi :
Une voix intérieure me parcourt,
Même si je tais les mots

évadés du champ de la page ,
L’envol d’un invisible oiseau .

RC – juin 2015

 

( la première ligne  est empruntée à un écrit  de Philippe Jaccottet )


Sculpteur d’un sourire – ( RC )

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Art:  Sculpture IFE  ( Nigeria )

 

Si tu dors encore,
je caresse le dessin de tes lèvres,
elles me chuchotent un sourire .
        Il est venu des profondeurs    :
de celles du sommeil et de la terre.
Je pétris l’argile humide,  à ton image.

Je peux te toucher:
il y manque  juste  ton souffle,
et mes yeux  sont une caresse :
     bientôt,    tu vas m’offrir  ton ombre .
Je vais l’enserrer et m’y fondre,
et    devenir glaise à mon tour .

RC  – nov 2016


Juste un fil – ( RC )

photographe non identifié

photographe non identifié

Comme des crépuscules

comme en plein jour,

Juste un fil,

Clair dessine un contour,

Je te vois à contre-jour

Et tu éclipses,

Le poids de la lune

Dans le corps mis à la blancheur,

Mais à sa face cachée…

Et les courbes se croisent,

Je ne les vois,

Qu’avec les doigts,

Et la peau tendue en est l’écho,

Jusqu’à la soie brune,

Juste devinée…

Au-dessus, se penchent les arbres,

En dentelle, dans l’indigo,

Le silence, juste parcouru,

Par ton souffle.

RC  –   janvier 2014

en liaison avec le texte  de Lambert Savigneux dans  « le regard d’Orion » 


Le jour naissant esquive la nuit ( RC )

 

 

 

Les livres ne disaient plus rien,

Cette rose entre tes seins

Un rien l’éteint,

…Mon souffle la ravive


Personne ne t’étreint,

J’étends mes mains
Eteignant la nuit, pour demain,

.Le jour naissant l’esquive.

Le livre me dit enfin,
Que la mort reste au loin ,

Et la pente de tes reins,

Se fait réactive,

La vie, comme la couleur, revient,

S’ouvrent ses pétales, satin

Cette rose, tu la tiens,

La senteur,contre toi, lascive.

L’à-venir est tien,

Juste à portée de mains,

La fleur te montre le chemin,

que ceux qui t’aiment te suivent…!!

RC – 5 octobre 2013


Joël Bastard – Cataluna – extrait

poisson papillon

 

La rivière aliquote passera par les ouïes de la  truite sévère.

Son eau peignée de branchies comme pour le vent dans les genévriers.

Tout respire et défile. La rivière bue des roches.

L’haleine .

 

Le souffle des bêtes à travers le jour  construit de pierres sèches.

 

– JB