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Une enveloppe invisible au jour – ( RC )

maison  bois  mauvais état  _Peaceful.jpg

Imagine la chambre close sur ton sommeil:
Tu serais sous paroi épaisse
et une histoire sans fin
qui s’enroule avec ta mémoire
et agite les soubresauts du passé .
Les pensées en seraient prisonnières .
C’est comme un sac en plastique,.
Il aurait la couleur des nuits,
et même celle des nuits blanches.
Des cauchemars ne pouvant s’en échapper.

C’est une enveloppe étanche
et pourtant invisible au jour,
dans laquelle tu te démènes,
sans en trouver l’issue.
Seul, le rêve du présent
peut t’ouvrir les yeux.
C’est comme si celui-ci
de la fente des paupières,
pouvait pénétrer dans la conscience,
et chasser les ombres.

D’un rêve éveillé tu vivras au présent,
et ceux de la nuit, découpés en morceaux,
flasques témoins d’une parole emmurée,
que tu arrives à dépasser.

RC – août 2016

 

 

( réponse à un texte  de Marlène Tissot ):En attendant la fin de l’histoire sans fin )

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Sculpteur d’un sourire – ( RC )

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Art:  Sculpture IFE  ( Nigeria )

 

Si tu dors encore,
je caresse le dessin de tes lèvres,
elles me chuchotent un sourire .
        Il est venu des profondeurs    :
de celles du sommeil et de la terre.
Je pétris l’argile humide,  à ton image.

Je peux te toucher:
il y manque  juste  ton souffle,
et mes yeux  sont une caresse :
     bientôt,    tu vas m’offrir  ton ombre .
Je vais l’enserrer et m’y fondre,
et    devenir glaise à mon tour .

RC  – nov 2016


Ce qui tremble en moi – ( RC )

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Je n’ai pas conscience de ce qui tremble en moi,

Peut-être une horloge, au balancier d’argent,

Un feu consumerait  lentement l’églantier,

Qui y est planté.

Peut-être que remuent des noyaux de cerise,

Déposés là par des oiseaux de passage, pendant mon sommeil.

Il y a aussi en moi, un enfant,

qui pêche le soleil,     tombé dans une flaque d’eau

pas plus grande que ça,

mais cela suffit à réchauffer le corps :

Je laisse tout çà à l’abri.

Les idées s’y bousculent.

Chacune y trouve sa place, même si le tirage,

Comme au loto, s’y fait dans le désordre.

Il n’y a pas d’endroit très précis ,

Dans lequel je me retrouve ;

Puisqu’ aussi bien en janvier, qu’en juillet ,

Je parcours les nuages, qui traversent ma tête.

RC –  juillet  2015


Des instants, enrobés de l’épaisseur inconnue de la nuit – ( RC )

sculpture perso:  "le petit dormi"...  relief  inclus  dans un façade. (pierre)

–         sculpture perso:           « le petit dormi »… relief inclus dans un façade. (pierre)

 
Il y a des cloches qui tintent à la volée,
Elles résonnent en silence,
Répondent aux instants,
Enrobés de l’épaisseur inconnue de la nuit,
Quand nous marchons tous deux
Dans la voie mystérieuse du sommeil .

Ce qu’il reste d’une fête qu’on ignore …
Des regards plongés dans une profondeur,
Dont on ne sait plus rien,
Tournés à l’intérieur de notre être,
Fenêtre discrète du coeur.

Nous portons l’oubli dans notre esprit,
Et la beauté de la neige immaculée,
Que l’on découvre au matin,
Accordée à la musique de ta voix,
Quand je me réveille,
A tes côtés.


RC – sept 2014


Caché derrière la robe de la nuit – ( RC )

–                                photo :          National Geographic

Chaque soir je vois
Dans le rectangle
De la fenêtre,
Un pendule brillant,
Peut-être un miroir,
Qui lentement oscille …
Fort de ses secrets
Au-dessus des nuages.

Il se cache,
Derrière la robe de la nuit,
Et parcourt le monde,
Vers des destinations inconnues.
certains disent que c’est une princesse
Elle finit par disparaître,
Effacée , comme ma mémoire
Au bout de mon sommeil,

La face cachée d’un être,
Sombre dans l’inconscience …
Personne ne peut dire
Ce qui se passe dans son envers,
Et le pendule des songes
Apparaît lui aussi
A l’autre bout du monde,
Quelques heures après.

Je me demande qui le tient,
Où va celui
Qui se guide ainsi,
En prenant soin
De ne jamais toucher terre.
C’est peut-être
L’oeil unique
D’un cyclope attendri,

Auquel on a confié
D’abaisser et lever,
Chaque jour le rideau
De la nuit.
Il veille toujours
A son déroulementement
Et une fois le travail accompli,
S’efface discrètement.

Derrière le soleil.

RC  – janvier  2014


La neige nue n’est jamais venue – ( RC )

La neige nue

N’est jamais venue,

Je n’ai pu y retrouver,

L’empreinte de tes pas gravée,

Le givre dessine aux fenêtres ,

Ce que tu pourrais être,

Je pourrais toucher du doigt,

Cette fantaisie du froid,

Le coucher sur du papier,

Et le recopier,

D’un crayon qui crisse,

Avant qu’elle ne s’évanouisse.

Car mon imaginaire

Au milieu d’un désert,

Vide et lisse,

Dessinerait un oasis.

Je sais que tu es transparente,

Mais aussi que tu chantes,

Ou murmure à voix basse,

Toi qui passes

Des minutes trop brèves,

A travers les rêves,

De ceux qui dérivent,

Et puis me poursuivent…

J’ai rêvé de la neige nue,

Elle n’est jamais venue,

Faire quelque détour,

A ce carrefour

Entourer tes pas,

Vertige d’un au-delà …

C’aurait été la revanche

D’une silhouette blanche,

Se détachant en blanc,

Très délicatement, :

L’inaccessible amour,

Que peut-être un jour,

Je verrai passer,

Un blanc léger caressé,

Un rayon de soleil,

Au sortir du sommeil,

Qu’aucun songe n’encombre…

Juste une légère ombre,

Un contour des sens,

Marquant ta présence.

Je saurai me taire,

Sur le chemin solitaire,

Et garder le secret,

Quand je te reconnaîtrai

Lèvres ouvertes, tu te penches… :

Le baiser du silence,

Sur mon cœur réverbère…

Confident de ta lumière.

RC  – décembre  2013


Je peine à fermer le cercle de la nuit – ( RC )

Peinture perso:   tri-color  ( (huile sur carton )

                                 Peinture perso:                     tri-color ( (huile sur carton )

 

Je peine à fermer le cercle,
Celui de la nuit.

Traversé par les éclairs,
C’est dire l’insomnie,
Et les rêves qui parcourent,
Les heures déchirées,
Alors que les animaux,
Confiants,     viennent au plus près,
Me humer,      moi,
>          L’être saugrenu,
Débarqué ce soir,
A la belle étoile,
Comme tombé des astres…

Ma bouche ne dit plus rien,
Emmêlée du sommeil de la lumière,
Attendant que se lève,
( Et c’est toujours un « peut-être »,
…..La frange des cheveux,
Du jour ),
Qui se fait attendre,                   et c’est
Comme progresser vers un inconnu,
Un futur dont je ne sais rien
Mais                        vers lequel je vais
Porté à mon tour …

RC – 4 décembre 2013

En écho à la « Berceuse pour l’insomnie » de Jerzy Ficowski


Lucien Rainier – Nocturne

 

 

peinture:             Max Ernst

 

 

 

 

 

Ce soir, par cette lune éteinte, à voix couverte,
le vent léger, qui rôde au milieu des roseaux,
endort, en la frôlant, l’immobilité verte
des larges nénuphars qui sont au bord des eaux ;

qui sont au bord des eaux calmes de l’étang tiède,
pleins de charme attentif et d’ennui caressant ;
où mon coeur douloureux s’attarde, guérissant
son ancienne amertume à cet ancien remède.

L’ombre est dans le silence. Un oiseau fuit. La nuit
sur tout mal lentement descend consolatrice ;
Toi qui n’as pas sommeil dans le sommeil du bruit,
pourquoi te souvenir et gémir ?… L’heure glisse.

Mais, un astre paraît dans le stagnant miroir,
lointain comme un appel, imprécis comme un rêve,
et qui naît et grandit, comme naît et s’élève,
le beau scintillement, dans l’âme, de l’Espoir !