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Etoiles et éblouissements – ( RC )

oiseaux -  dcor  grec.jpg
Dessin perso, par rapport  à deux oiseaux  gravés  sur un vase grec

( exposition la femme  dans la Grèce Antique   – vieille Charité,  Marseille )  –

 


J’ai vu tant de choses
au long de mon voyage
que je garde en mémoire
l’éblouissement .

Ce sont les harmonies
d’une symphonie,
les sculptures torsadées
dans les chapiteaux romans .

Ce sont ces artistes
qui ont donné leur âme,
à l’humanité
et semé des étoiles.

Pourtant,en suivant leur route ,
beaucoup gardent la vue
rivée sur le sol,
et cherchent une voie qu’ils ne trouvent pas .

La route que choisit l’oiseau
s’appuie sur le ciel,
beaucoup moins entravée .
Son horizon est plus élargi.

Sans prétendre être un oiseau,
et dominer le monde,
on gagnerait sans doute,
pour guider son chemin

à mieux regarder les étoiles.

RC – dec 2016


Par ma bouche, j’embrasse l’atmosphère – ( RC )

image  » paper moon »

L’écrit sort  de l’esprit,
Des replis  du cerveau,
Une subtile alchimie
Au destin fait de mots

Ainsi, ce que donne la voix ,
A travers les  airs
Laisse vibrer l’émoi,
Au delà des vers …

Il faut donner la parole,
A celui qui lit,
Rentrer dans le  rôle,
Du texte,    par le cri

A la fin de cet envoi,
… Je touche,
Et j’écris pour toi,
Par ma bouche …

C’est un baiser léger,
Qui embrasse l’atmosphère …
( J’ai toujours rêvé
De prêcher dans le désert ).

Mais , au fil des heures lentes,
Au long chemin de ma route,
>  Contre  toute  attente,
Si quelqu’un  écoute …

Et si,       avec ce poème
Un jour se croisent  ;
Des mots que je sème ,
Il se pourrait que s’apprivoise ,

Un peu ton oreille,
Pour que les sons,
–    Comme bourdonne l’abeille
écrivent leur chanson .

RC – déc  2014


Retour dans un jardin d’eden ( RC )

dessin:  Hans Bellmer

 

C’est le retour dans un jardin d’eden
A l’écart des buissons, j’y ramasse des fleurs
Dont je ne vois rien,            sinon leur odeur
Me glissant sous une porte, capitonnée de laine.

Au voyage de l’obscur            … je n’y vois goutte
Il faudrait que je m’éclaire d’une bougie,
Te tenant par la main, toi,             aux joues rougies,
Quelques allers-retours, pour demander ma route…

C’est bien le chemin, je peux continuer,
Mais ne peux m’accrocher, tant les murs sont lisses…
En allant à tâtons – attention, ça glisse ! – ,
Les paroles n’ont plus cours, je vais rester muet.

Prisonnier de toi, je progresse encore
Dans un ciel, qui reste toujours obscurci,
Je me sens à l’étroit – peut-être ai-je grossi…
Je te dirai plus tard tout l’or de ton corps,

La chaleur que l’incendie parfume
La course des chevaux, que l’on monte à cru
Quand tu me presses ,          et que je rue,
Et l’océan,       de tout son poids d’écume..

Tout ce que j’ai ressenti d’un noir décor,
Eclatant d’étincelles,   bercé de tes soupirs,
Nous n’étions qu’un, lancés dans notre offrir,
A nous ruer, palpitants … en petite mort.

RC – 13 septembre 2012