Textes poétiques et d'actualité -nulle part ailleurs !

Articles tagués “peau

Un impromptu – (Rc )

photo: Miroslav Tichy

photo: Miroslav Tichy

 

Ah les parcours  framboisés
Et l’ombre rosée
Sous ma pupille,
Que ton ciel vrille

De caresses irisées,
Et baisers déposés  !
Terres retournées, et sols  rompus…
Je joue  sur  ta peau,… un impromptu  .

 

RC – nov  2014

Publicités

Le sentier lumineux du promenoir – ( RC )

photo:             Ribena Wrath

Mes mains se sont incrustées dans ta peau,
Et ton corps qui divague,
A la mer aux mille vagues,
Je suis un bateau…

J’ai le coeur qui flanche,
A graver sur l’océan, mon sillage,
Quand aux termes du voyage,
Tu ondoies aussi des hanches,

…Si c’est basculer dans l’oubli,
Après le parcours les collines,
Les doigts accrochés de senteurs salines,
Aux ondes plissées de ton lit,

Quand le désir                   se repose,
Il n’a ni commencement,    ni fin ,
Mais ressuscite,         tout à sa faim,
Il nous combine,       et superpose …

Ma bouche               garde en mémoire,
Le goût de la passion,            en fruits,
Toujours présent, au coeur de la nuit,
>        Sentier lumineux de promenoir.

RC – mars 2014


Filigranes d’un dessein – ( RC )

59516209_e6c826bf3a Autumn Leaves_L

 

 

Les chuchotements du soir, épèlent avec peine,
Les résonnances du corps.
Le jet fatigué de la fontaine,
Se donne encore sans conviction .
Le sang s’élève avec irrégularité,
Puis retourne tel qu’il est,
A sa tâche monotone .

Il a parcouru tant de fois ma vie,
Qu’il me connaît, tel un croquis,
Toujours recommencé à chaque jour,
Et effacé chaque nuit,
A force de gommures,
Il s’est inscrit en creux ,
Dans ma peau parcheminée .

S’il en est comme l’automne,
Dont les feuilles de rouille ,
Viennent obturer les circuits,
L’existence porte son hiver,
Inscrite en filigrane,
D’une silhouette aux mains tremblantes,
Traversée de ses rides .

Bien sûr , porté par la force de l’âge,
J’ai suivi la voie qui m’était confiée ,
Parsemée de conquètes
Et de défaites,
De joies et puis de peines,
Comme tout un chacun.
…Faut-il en conter l’épopée ?

Une diseuse de bonne aventure,
Aurait lu dans mes mains,
Les lignes du coeur et du destin,
Quelques pièces pour un à- venir,
Sans doute, hors du commun .
Mais aujourd’hui encore,
J’en ignore encore le dessein .

RC- avril 2014


Les anges à la fenêtre – (RC )

          photo:     jhalfie

Venus  frapper  à ma fenêtre,
Les anges        –  ils m’ont fait signe …
Voulant passer de l’autre côté,
Du ciel

Découpé en rectangles,
Encadrés de rideaux,
Fixés sur la maison,
….  Une pure illusion.

Le ciel était juste debout,
Dressé de son reflet,
Avec même le sommet d’un arbre,
Pour s’y reposer.

…On ne se pose pas sur une image,
Même  si elle  est peinte,
On ne traverse pas sans risque,
Le décor  –  on glisse sur sa peau lisse…

La profondeur était surface,
Le miroir prolongeant l’espace,
Semble-t-il infiniment,
Avec son mur impalpable.

Ces anges ,    ces oiseaux,
Stoppés dans leur vol…,
Venues frapper du bec à la fenêtre,
Ce matin,     les mésanges.

RC –  mars 2014


Juste un fil – ( RC )

photographe non identifié

photographe non identifié

Comme des crépuscules

comme en plein jour,

Juste un fil,

Clair dessine un contour,

Je te vois à contre-jour

Et tu éclipses,

Le poids de la lune

Dans le corps mis à la blancheur,

Mais à sa face cachée…

Et les courbes se croisent,

Je ne les vois,

Qu’avec les doigts,

Et la peau tendue en est l’écho,

Jusqu’à la soie brune,

Juste devinée…

Au-dessus, se penchent les arbres,

En dentelle, dans l’indigo,

Le silence, juste parcouru,

Par ton souffle.

RC  –   janvier 2014

en liaison avec le texte  de Lambert Savigneux dans  « le regard d’Orion » 


L’horizon est celui de ta peau – (écho à un texte de Bernard Noël) – ( RC )

photos  Man Ray

photos Man Ray

 

C’est une houle douce, ou mer démontée,
Je ne sais plus des vagues,
Que leur poids d’écume,

La beauté est sous mes mains,
Et frissonne,
Sous l’indulgence des étoiles,

Je ne sais si mes mains sont aveugles,
Et toi sirène, venue m’emporter
Au creux d’une mer émeraude,

Mais cette nuit,  d’aplomb
Brille de mille yeux,
Dans mes mains,

De ta tiédeur. je voyage au creux
>    Et ne regarde plus ainsi,
Que par le toucher,

L’horizon est celui de ta peau.

—-

voyante et refermée
sirène en songe
offerte à quelle mer

l’étoile est d’aplomb
le hasard flotte

sirène à nulle fin vouée
ta beauté gèle dans mes yeux
et mes mains
toutes mes mains de maintenant
sont aussi aveugles que des mots

( B Noël:  extrait de  « l’oiseau de craie » )


Ecrits sur les collants ( RC )

photo TK Kim,  de son blog

le lien pour y accéder     :  

Un peu plus foncée, alors,
Tu peux bronzer à l’ombre,
Additionner les nombres,
Tout contre le corps. .

Inscris ta mémoire,
Sur  une seconde peau,
Des collants de soie,
De bronzage amovible, 

Où l'écriture du soir,
Se fait au stylo,
Les textes en émoi,
Sont toujours lisibles.

C'est un carnet de notes,
Rangé en haut des cuisses,
Où ma main glisse ; 
Au dessus des bottes...

-
RC - Août 2013

-