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Les arbres bleus – ( RC )

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Sur terre, il y a des arbres bleus,

Qui se penchent,

Comme les pensées des vieux,

Jouant dans leurs  têtes blanches.

Il y a dans leurs folles branches,

Suffisamment  d’espace ,

Pour que les oiseaux passent,

Se posent  et puis s’élancent.

Sur la colline, il y a une maison

Habitée de bleu,

Assez,    pour y vivre heureux,

Comme dit la chanson.

C’est sous un bol d’azur,

Une bulle  d’air  recyclé,

Qui n’a plus besoin de clé,

Ni de serrures.

Ses portes restent ouvertes,

en signe  de bienvenue    ;

ceux qui naviguent  à vue,

de là-bas, voient la mer verte.

Elle  s’étend si loin,

que les plus gros navires,

partis dans un soupir,

ne sont plus que points…

Ceux qui naviguent à vue ,

ont leurs yeux bus,

jusqu’à la dentelle de leurs cils ,

contournant les îles,

Ils saisissent  dans leurs mains,

des mouettes, les plumes ,

et des  rubans  de brume,

dont ils habilleront  demain…

Et,  au futur  étanche   ,

au balcon des dieux  ,

des anges  gracieux

se cachent en  robes blanches,

Des corbeilles de fruits .

ces champs aux  arbres  bleus,

d’un temps encore frileux,

… où nos rêves  s’essuient.

RC
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Edmond Hameau – L’Auditoire

peinture: Enrico Baj

peinture/ collage  :                             Enrico Baj

 
Combien sont hautainement tristes
Dans ce rouge lointain
Les navires pansus — dromadaires pensifs
Voici cachés par leurs crinières
Les lions valeureux
Aux gorges cloutées de fleurs
Une souris
Même la plus besogneuse
Ne grignote point le silence
Consciente de l’instant grave
Les renards la contemplent de leurs grands yeux bleus
Avec une malice de lumière dans leur œil

De fille rousse
Et voici une vache puissante

en posture de veuve fanée
Avec le même relâchement des bajoues
Ira faune sévère se lamentant
Dépasse en majesté
Le jugement des Ecclésiastes
Des Cyclopes
Et des trompettes
Qu’il est long
D’un insoutenable jaune
Dans sa tristesse souveraine
Cet auditoire vache-et-baleine
Planté de face
Bardé de couteaux
De ferrailles
Résonnant d’hystériques tambours
Lorsque vers l’abîme

Nous nous précipitons
Les jambes écartées

(Edmond Hameau)