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Des êtres qui mangent les étoiles – ( RC )

–     Yuri Gagarin 20858624620.jpg

Ce sont ces êtres

qui mangent les étoiles,

leurs dits de poètes,
sont comme des comètes,
qui voyagent dans l’univers,
et finissent par retomber
après avoir enfanté
des lucioles,
des rêves d’enfance,
et quelques graines de folie.

Il y en a qui
nous ramènent les pieds sur terre,
qui nous parlent de la guerre,
rappelant que les larmes
ne sont jamais très loin.
Ne leur en voulez pas,
s’ils font tourner les galaxies,
à l’envers.
Leur sang est de fleurs
et de soupirs.

Pourquoi sont-ils
toujours ailleurs,
dans l’échelle des valeurs
et si bon marché ?
C’est que les mots
appartiennent à chacun,
que tout le monde peut les prendre.
Ce sont des diamants accessibles
qui, malgré les apparences
ne sont pas à des années-lumière.

Pour voyager avec eux,
il n’y a pas besoin de fusées,
d’engins interplanétaires :
leur écriture est un mystère,
un voyage initiatique,
le jeu des images,
des métaphores et raccourcis,
nous emporte dans leurs écrits.
Pour voyager avec eux,
il suffit de les suivre .


RC


Enfermé dans un songe – ( RC )

Résultat de recherche d'images pour "labyrinthe max ernst"

peinture: Jim Henson

Lové sur moi-même,
enfermé dans un songe :
c’est une voie souterraine,
où j’erre, les yeux fermés,
et pourtant le corps glisse,
dans des paysages,
qui défilent,
peut-être inventés,
dans l’échancrure d’un monde
où des vents me poussent ,
dessinant une esquisse,
que je ne peux saisir :

des carrefours
conduisant à d’autres,
indéfiniment.
Je ne me rappelle que des bribes,
au petit matin :
c’est comme s’il m’avait été donné
d’entr-apercevoir
le mystère des choses,
J’aurai fait corps avec elles,
dans la densité obscure
de leur secret,
attendant de le partager
avec la nuit .


RC –


Le dessin blanc – texte 2 – Cheval du Wiltshire – ( RC )

Art préhistorique – âge du bronze :           cheval de Cherhill ( Wiltshire, England)

Le dos  tourné  au miroir,
les images  se reconstituent,

Au détour une vallée;
Le train s’obstine,

sur  sa voie  étroite,     à voguer
au sein de paysages paisibles .

L’éprouvante chape  des nuées  ,
se pose toujours
 
sur les collines du Wiltshire .

Sa sombre autorité,
cède parfois au tracé blanc,
>     une découpe  de craie,

Où un cheval s’est posé,
étourdi  du destin  :

La marque imprimée des hommes
Garde le mystère intact,

d’une chose plus ancienne,
que le passage du temps.

s’il fallait suivre les crètes
Observées du ciel,
Comme  le font les oiseaux,

Ce serait le défilé des siècles,
inscrit  dans le mouvement,
Toujours suspendu

Des grands chevaux blancs…

Le train, lui,         vite disparu,
comme s’il n’avait jamais existé.

RC- mars 2015