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Constellations de Miró – ( RC )

Résultat de recherche d'images pour "Personnages dans la nuit guides par les traces phosphorescentes des escargots"

peinture: Joan Miró -Personnages dans la nuit guidés par les traces phosphorescentes des escargots (1940 )

 

J’ai suivi les étoiles,
et l’émerveillement d’un enfant
voyant dans le firmament,
les rêves reportés sur la toile,

les animaux du zodiaque
les femmes oiseaux,
peintes par Miró ,
un chant élégiaque

imprimé dans l’irréel :
Des figures bizarres,
un vocabulaire de chiffres épars,
majuscules et voyelles

où des personnages se bousculent
dans une curieuse constellation,
couleurs joyeuses en éruption :
des yeux, des triangles et des bulles

Il y a quelque chose des Shadocks
rien n’est rectiligne :
ici, on parle la langue des signes :
l’espace est ventriloque,

On peut sauter à l’aise
de planète en planète :
la nébuleuse est stupéfaite
et ouvre ses parenthèses

par l’intermédiaire d’une marelle,
où, dans un silence éternel,
il suffit d’une échelle
pour atteindre la case « ciel »…


RC – nov 2017

 

Image associée

Joan Miró:   Femmes au bord du lac à la surface irisée par le passage d’un cygne


Je ne te reconnais pas – ( RC )

photo perso: port de Roja -

photo perso:       port de Roja –

Il y a tant de distance, jusqu’au phare du port…
Je compte les pas qui m’y emportent,
Je sais, pendant ce temps,
Que se déplace lentement,
La grande aiguille sur les chiffres de l’horloge,
Avec son « clong » rythmant les minutes.

Et je rêve d’émotions partagées ;
Je me rappelle le bar de la gare,
Il y avait dans ma poche un vieux carnet ridé,
Quelques vers attendaient qu’on s’occupe d’eux,
Ton visage débordait à peine d’une écharpe,
Et tu avais froid.

Et maintenant, à pas mesurés,
Je dessine un chemin sur la jetée,
Presque une longue marelle,       – et au bout
>              Ce serait l’enfer ou le paradis ?
J’évite avec précaution les trous,
Où achèvent de pourrir les fers rouillés.

Dans les flaques salées, vertes,
Comme, je me souviens, étaient tes yeux…..
….Tant d’années ont passé,
Sur les pierres et ton rire enfumé,
Qu’en voyant ta silhouette,
Et ta robe sombre fouettée par le vent.

Je ne te reconnais pas.


RC – 21 novembre 2013