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Au delà d’une saison repliée – (RC )

photographe non -identifié

photographe   non -identifié    ( printemps de Prague ? )

 

 


Stationnant,                          figé de verticales,
En aspérités sombres,            dressé au ciel,

S’offre                  aux vides d’une saison repliée,
Celle donnée aux froids et à la pluie lancinante,

Comme,         des arbres,           les racines,
Cherchant à s’agripper       à la lumière,

L’écrivain debout,
Contre l’hiver des censeurs,

Sait que                       la vie est ailleurs,
Au-delà des vents noirs,

Poursuivant           sa route longue,
A l’intérieur        de lui-même .

D’autres sont debout,     à proximité,
Et savent,      du retour du printemps,

L’éclosion des fleurs,
Le retour des sourires.

Il n’est plus loin,                     ce temps,
D’où l’oppression             vaincue,

Renaîtront les écrits,
Sans entrave,

Et le retour de la sève,
Portant               de futurs fruits.


RC- février 2014

 

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Malgré le tumulte – ( RC )

art aborigène

art aborigène

Le coeur en trombone,
S’étire sous les aurores,
Et ulule en coulisses,

Au soleil enfui,
Dérobé par ceux,
Qui font commerce

Des mirages, au profit,
Des étincelles,
Des heurts des planètes,

Egarant quelque part,
Dans les aurores boréales,
Leur limaille de sève,

Leur vapeur d’océans,
Quand l’horizon ondule,
Et la terre se liquéfie.

Alors, protégeant de tes mains,
Ce qui peut échapper à la tempête,
Tu t’abrites ,

Sous les feuilles de bananier,
Avec ce qu’il reste de feu,
Le don de Prométhée,

Pour transmettre à ton tour,
Un peu de lumière,
En gardant ta foi,

Malgré le tumulte.


Toi qui négliges, repousses, le froid qui épuise – ( RC )

montage  perso

montage perso

Ignores-tu les lendemains qui dessaoûlent ?

Ainsi, n’amasse pas mousse, la pierre qui roule..

Tu fonces, droit,

_

Ajustant des pas – maladroits,

Mais enveloppée de lumière,

Tu passes légère,

_

Toi qui négliges

Et repousses le froid qui épuise,

Et , les dents qui crissent.

_

Ton fruit est lisse,

Contre les petites pommes rétrécies,

Que l’on trouve aussi,

_

Oubliées dans les paniers,

Des jardiniers

Où se dilapide,

_

Les autres en rides.

Ignorant , tout autant,

Les traverses du temps.

_

Ainsi, à tire d’ailes,

Tu voles, éternelle,

Et planes sans bruit.

_

C’est peut-être une vue de l’esprit,

Des rayons que tu projettes,

– A l’intérieur de ma tête,

_

Mais toujours cet attrait,

Précédé de ton portrait,

Où tu traverses , indifférente,

_

Les obstacles et les pentes.

On dira , que tu te promènes,

En habits de reine,

__

RC – 25 novembre 2013

_


Possédant la lumière ( RC )

 

photo perso -  Lyon fête des lumières  - parc de la tête d'or

photo perso –         Lyon          fête des lumières –        parc de la tête d’or

 

 

Je te vois de loin,
Tu te déplaces, ouvres des portes,
Rebondis, fugitive,
Aux irrégularités de la pierre,
Aux perles d’eau suspendues aux murs,
T’échappes par les fenêtres,
Te glisses, des fentes des persiennes,
Dévale la rampe usée,
– marches de l’escalier en vis –
Creusées de tant de passages,
Empruntes le long corridor,
Et le parquet qui gémit
Débouches dans le salon,
T’accroches aux moulures,
Et aux boucles d’angelots baroques,
Aux joues  fond de teint.
Caresses les housses blanches des fauteuils,
Eclabousses – cristaux et candélabres –
Et fais danser les ombres,
Se pressant derrière les objets…
…Unique visiteuse,
Qu’attendait l’aurore…

Tu es repartie avec la lumière.

 

RC  – 9 octobre 2013

 


L’obscure hantise ( RC )

                                       gravure: F Goya:      série des « Caprices »

 

Ont été livrées les fenêtres éteintes,

Fermés les horizons d’un mur végétal,

Entortillé le cordon ombilical …

S’est édifié, pierre à pierre un labyrinthe.

 

Personne n’en a jamais vu la sortie

On ne traverse pas de jardins aux orangers,

Mais une jungle épaisse de tous ses dangers,

Gardée de ronces, barbelés et d’orties.

 

La nuit commence, quand s’éteint la joie,

Les rideaux tombent, rien ne trouve sa place,

Il n’y a de palpable que ce que les années amassent,

Et qu’on chemine seul sur le chemin étroit,

 

Que l’on imagine bordé de précipices,

Sans savoir la direction où nous mène,

Le mystère de la condition humaine,

Quand la peau se ride et se plisse.

 

Et dans la lente course vagabonde,

D’autres sentiers sortent des bois,

Certains portent des lanternes, et d’autres des croix,

Errant au bord de lacs sombres, dont on devine l’onde.

 

Chacun garde cependant un peu d’espoir,

Soit par conviction, soit par prière,

En souhaitant qu’enfin revienne la lumière,

Pour voir changer le cours de l’histoire.

( en pensant à toutes les périodes d’obscurantisme accompagnant les vicissitudes de l’histoire )

 

 

RC  – 20 septembre 2013


lumière dedans

peinture acrylique  sur toile non tendue…  grand  format  1,50x 1,70m

technique: superposition de couches  de couleurs acryliques  en transparence

scan 30