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Etoiles et éblouissements – ( RC )

oiseaux -  dcor  grec.jpg
Dessin perso, par rapport  à deux oiseaux  gravés  sur un vase grec

( exposition la femme  dans la Grèce Antique   – vieille Charité,  Marseille )  –

 


J’ai vu tant de choses
au long de mon voyage
que je garde en mémoire
l’éblouissement .

Ce sont les harmonies
d’une symphonie,
les sculptures torsadées
dans les chapiteaux romans .

Ce sont ces artistes
qui ont donné leur âme,
à l’humanité
et semé des étoiles.

Pourtant,en suivant leur route ,
beaucoup gardent la vue
rivée sur le sol,
et cherchent une voie qu’ils ne trouvent pas .

La route que choisit l’oiseau
s’appuie sur le ciel,
beaucoup moins entravée .
Son horizon est plus élargi.

Sans prétendre être un oiseau,
et dominer le monde,
on gagnerait sans doute,
pour guider son chemin

à mieux regarder les étoiles.

RC – dec 2016


Des yeux vagues, une page vide – ( RC )

image: montage  perso 2013

                              image: montage perso 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est  d’une  autre année que je parle.
On y entendait           une musique;
On y voyait des accords de couleur.
Tout y composait un tableau,
Ses ambiances  et ses lumières.

Je ne pourrais  dire         s’il était beau.
Ce serait plutôt à toi       de le  décrire;
Mais      …  je ne suis pas dans tes yeux,
Dans ce que tu percevais    de l’orchestre,
Et des frémissements du coeur,

Avant que la brise
N’agite les rubans,
Et que s’envolent les chapeaux.
Tu descendais le vallon,
Parmi les herbes hautes  et les  fleurs.

C’était alors un printemps  avancé,
Et pourtant des nuages serrés pointaient à l’horizon.

Je te vois maintenant,
Immobile                 et indifférente,
Et il semble  que ta mémoire     se heurte,
Aux murs clos d’une chambre,
Les rideaux            fermés à la lumière.

De tes yeux vagues,   tu contemples,
Ce qui semble             une page vide,
Et les gestes sont  difficiles.
Ils ne se referment même pas
Sur ton passé.

La musique         y est inaudible ….
Ou alors ,           a-t-elle été aussi,
Emportée               par le vent  ?

RC –  sept  2014

 

 


Le premier horizon – (RC )

photo: Lauren Reilly dans le style  de A Goldsworthy

photo: Lauren Reilly dans le style de A Goldsworthy

 

C’est sous la neige,
Que nous tissons la patience.
Une couverture épaisse,
Qui petit à petit s’affaisse,

Lorsque le corps,
Par sa chaleur,
Dessine son contour en creux,
Les graines de neige se confondent .

Pour toi, il en va de même …
..Nous étions dormants,
Sous un grand lit blanc,
Cachés au regard des gens.

Bientôt nous nous réveillerons,
Accompagnés de gestes mouillés,
Nous nous découvrirons,
Roulant dans nos mains un peu de sable,

Et nous serons,
Tels que nous nous étions imaginés,
Issus de la terre tiède,
Le regard posé sur l’autre,

Comme premier horizon .

RC – février 2014


L’encre versée sur les amours – ( RC )

L’encre versée sur les amours, – on sait à quel point on s’attache….
Peu disent ,            des amants,         que cela fait tache…
Et puis de cette encre,          de ces plaisirs, et cris
On peut en retrouver la trace,              les écrits..

On dit bien que si les paroles s’envolent,  les écrits restent
Ils sont alors moins volatils           et impriment nos gestes
Aussi… à faire venir cette encre              par litres
Et à réécrire l’histoire, c’est              par chapitres

Qu’on la parcourt                                en toute saison
Et qu’on emménage                          en tous horizons
Au creux de son épaule,       à l’image de ton visage
Aux sensations de ses mains, c’est déjà un voyage

Qu’un printemps fait éclore par dessus les frontières
Aussi bien aujourd’hui , qu’on écrira l’hier
Du visible, en sensible, encres sympathiques
Je dessine, -mots et images- un portrait magnifique..

RC-
5 avril 2012

– petit commentaire perso:  — »  au creux  de ton épaule, pour ligne  d’horizon » ,  est extrait du texte  d’une  superbe chanson interprétée par Catherine leForestier   » au pays de ton corps »

Ce à quoi répondit Manouchka…

 Manouchka 
5 avril 2012 at 17 h 01 min

Une Larme versée,
Coule sur ton cou d’Ocre,
Comme une Huile parfumée,
Sur nos Vies médiocres…

Par delà la Lumière,…

…  suite visible  dans les  commentaires  à « Messager de l’art »

Accompagnement pictural:  Andrew Wyeth,  peintre américain au style réaliste très particulier,

qui est un des grands maîtres  de l’aquarelle,                             dont je montre  deux  exemplaires, extraits du

livre  « la Suite Helga »  (  toute une  série  étant consacrée à sa compagne, Helga ), au physique un peu « rude »

mais par rapport à laquelle, le peintre  arrive  vraiment  à nous transmettre une sensualité impressionnante..

d’autres  accompagnements  dans mes posts  précédents  montrant d’autres  oeuvres  de la suite Helga …., par exemple  trois  posts  avec des textes  de  l’écrivaine  Else Lasker-Schüler..., ou bienici 


Traces du futur en plans lointains – (RC)

 

photo: le viaduc de Garabit ( Cantal )Si la forêt semble s’épaissir, le sentier s’étrécir
Au détour du trajet, les lieux semblent s’évanouir
La certitude tremble, et fait place  aux suppositions
Les repères ,effacés par les ans, autant de questions

Qui émergent, et traquent,           ce pas et le suivant
Au point de nous laisser ,                  refrain obsédant
Une saveur trépassée,    d’un mouvement sur place
Que                              des rubans  de brume, enlacent

A la mesure du temps,     aux promesses du futur
La suite des collines,    semble nous offrir un mur
De perspectives basculées en escalades indécises
Qu’il faudrait                qu’un grand-œuvre précise

Et nous guide, comme Ariane, sur l’étroit chemin
Ou le petit Poucet,              des cailloux de sa main
Pour accomplir le destin,    encore à concevoir
Qu’en partant,                 on n’a fait qu’entre-voir.

En parvenant malgré tout au premier sommet
Le paysage  s’étale en tapis d’autres forêts
Espaces,      lacs,  dunes,     et précipices
Se faisant suite,                sans artifices

Le sommet,           une  colline bien basse
Au regard des horizons  qu’on embrasse
Portant sur des distances insoupçonnées
Montagnes       et plateaux moutonnés

Seront les futures étapes    à franchir
Et peut-être laisser,        pour l’avenir
Au delà d’autres monts,          l’espace
Garder, provisoirement une légère trace.

RC 14- 01-2012

 

( variation  sur   « un homme  sachant omettre »   )    voir le blog de « les idées heureuses »

texte de R. L. Stevenson à Will H.Low…

R. L. Stevenson étant l’auteur, justement  dans le contexte  du voyage, de Voyage avec un âne dans les Cévennes

—–

A titre  d’information   » Ce pas  et le suivant »  est le titre d’un roman superbe, ne serait-ce que par sa science des mots  et des phrases,  de Pierre Bergounioux,  cité  deux  fois  dans mes  publications précédentes.  Livre  au souffle fort,  édité  chez Gallimard.

—-

photo vue de Turquie – Capadocce,  sous la neige ,         photo Picasa


Le reflet de tous les dons – ( RC )

  • peinture P Picasso  - portrait de femme 1936

    peinture P          Picasso – portrait de femme           1936

  •  

     

    Il y a incrusté dans la chair,

    Les paroles de la mère

    Emmêlées et secrètes,

    Comprimées dans la tête

     

    Portant les fleurs laineuses,

    Tricotant, soucieuse,

    Les mailles du coeur,

    Construisant de chaleur,

     

    Le cocon d’avenir,

    Et, des échos, le souvenir,

    Sans avoir à l’exprimer,

    — Celui du verbe aimer

     

    A conjuguer son sang,

    A tous les temps ;

    Les temps que le vent emporte,

    Et ouvrent grand les portes,

     

    Au dehors, et au dedans,

    En se penchant un peu, … sur l’avant,

    Si les oiseaux chantaient pour toi,

    Le coeur y serait à l’étroit,

     

    Pour évoquer l’hier,

    Et la mère entière,

    Portant sur l’infini horizon,

    Le reflet de tous les dons.

    RC – 29 octobre 2013


D’Reality – ma si belle imperfection

 

photo: Imogen Cunningham

D R, , auteure, dans  son blog, ( du miel et des chicons ),    de ce beau texte,  m’a autorisé  à le publier…

—-

in Du Velours et du Satin | Tags: 

Quelques minutes d’énergie pure, d’harmonie passionnelle où je ne cède plus à la raison, où je suis entièrement moi… nue, vierge de tout apparat, où mes sens et mon instinct reprennent le dessus des conventions. Je suis le feu, le pur noyau brut. Sensuelle, extrême. Quelques minutes où je me donne sans compter, sans réfléchir. Où le corps reprend ses droits, où la tête attendra…

Tu es ma parenthèse dans ce monde de belles phrases. Tu es mon secret dans ce monde sans mystère. Tu es la ride sur mon visage lisse, celle qui reflète ma nature profonde. Tu es ma si belle imperfection. Le sillon qui me révèle. La ligne d’un nouvel horizon où je n’ai plus peur…

photo; Imogen Cunningham

 


Olivier – Rainy day woman

 

peinture  A  Renoir

peinture A Renoir

 

 
A ta peau, cheviller les rêves pour sécher ce vent dans nos tourmentes
Sur les plages du carnet s’évadent les spirales
Sables mouvants les mots écrits à l’encre pâle.
En défaillance de l’instant; démaquiller l’horizon.

Il faudra sans doute oublier le tout, jouer de l’inadvertance
Jeter aux hasards les sillons de murmures marins.
Cueillir sous mes doigts tes arômes, tes embruns
Sous le frisson de la plume, découvrir le soupir du mot qui danse.

 

 

du blog  le coeur funambule