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Je te savais capable, d’élever des murailles – ( RC )

photo  Gwen Coyne

photo:          Gwen Coyne

Juste au bord des éléments,
Ta voix déviée par le vent,
Plongeant dans l’entaille

Je te savais capable,
D’élever des murailles,
A dériver longtemps,

Au creux du firmament,
Des châteaux se sable,
Ceux d’une enfance,

Arc-boutés en résistance
Se prolongent chaque matin,
Accompagnées de tes rires,

A refaire et à re-construire
En un tournemain,
Ce que la mer a détruit,

Elevant des remparts,
Contre la puissance des flots…
>             Un orgueil inutile ?

A dresser une île,
Toujours provisoire,
Survolée des oiseaux.

Et tes gestes recommencés,
Nourris de mots bus,
Etaient comme des notes,

Que l’on voit danser,
Dans l’obscurité d’une grotte,
Où l’on est pieds nus,

Fragile devant l’immensité,
Devant le fracas et le bruit,
Et l’épaisseur de la nuit.

Nous faisons cercle autour d’un feu,
Encerclés des ombres des rochers,
Et des vagues prédatrices,

Bien sûr il ne restera rien du château, ou très peu,
Pas une trace, pas une cicatrice,
Mais nous viendrons recommencer…

RC – Novembre  2013

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Invisible dans la cachette – ( RC)

art- Giuseppe Penone - Souffle 6 - 1978..  empreinte de corps dans la terre  (terre cuite), centre Georges Pompidou Paris

art- Giuseppe Penone – Souffle 6 – 1978..        empreinte de corps dans la terre        (terre cuite), centre Georges Pompidou Paris

Quand s’ouvre doucement sous nous,

La trappe du temps,

On s’y glisse, au début,

Comme dans une cachette,

Et, fort de ma trouvaille,

Invisible aux yeux de ceux

Qui nous recherchent,

Comme dans une grotte,

Qui collerait à la peau,

Ce jeu, à m’effacer,

Mais tout entendre et regarder

Sans être aperçu…

Le jouer du cache-cache, total

Et être invisible,

Même à moi-même

A quitter mes douze ans,

>   Ou plutôt qu’ils me quittent,

Pendant que se soudent les années,

  • Une porte invisible aussi, – s’est close.

Et l’ingénieuse cachette,

Restée invisible,             pour de vrai,

N’avait même pas,   l’indice d’un ongle,

Des objets que je portais     ce jour là,

Ou mes os blanchis         en petit tas…

Une cache ,                       si bien close,

.               Que je porte en moi.

RC – 2 octobre 2013

( cet article a pour origine, le beau texte  d’Astrid Waliszek » cache-cache »)

sculpture-volume: Giuseppe Penone  - visage moulé  ( détail du "souffle" 1978- voir photo précédente

sculpture-volume:       Giuseppe Penone –       visage moulé ( détail du « souffle » 1978- voir photo précédente