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Où es-tu ? – ( RC )

Falkenstein Claire  Gate  pour  le palais Venier 1963 Boston mus .JPG

Art: Falkenstein Claire  Gate  pour  le palais Venier 1963

Tu vois,   j’ai poursuivi un amour
comme  l’aurait fait un pêcheur,
à travers      les eaux  du silence .
Je n’avais pas de filet,
juste mes mains  nues,
et un corps qui dérive
au fil du courant.

Et c’est une  évanescence,
un éclat argenté,
la fulgurance  d’un instant
qui m’a approché.
Mais, comme on ne saisit pas les couleurs,
toi,      la femme-poisson
a filé d’entre mes doigts.

C’est un songe d’ eaux profondes ,
Une  sirène y habite,
le chant d’un printemps,
s’y est éternisé,
mais j’avais besoin de terre ferme ;
j’ai dû y retourner,
et quitter le rivage.

Les vagues lointaines
se poursuivent,
en étendues changeantes,
des glaces jusqu’aux tropiques;
Leur immensité
forme une  énigme ,
qu’interroge surtout la solitude .

RC – avr 2016

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Oiseaux sans entraves – ( RC )

peinture: Georges Braque  Oiseux  en vol

peinture:           Georges Braque              Oiseaux en vol

 

 

Les oiseaux migrateurs,
N’ont pas besoin d’ordinateur,
Ou de boussole, pour s’orienter.

Nous ne sommes pas des oiseaux,
Et vivons à demeure,
les pieds collés à la terre.

Les mouvements sont pesants,
Les paroles et langages
Ont du mal à franchir les frontières,

Traduire les dialectes,et les écrits
Reste une tâche difficile,
Où les erreurs sont fréquentes.

Pour se comprendre,
Les animaux sur la terre,
Ne se posent pas la question.

Bien sûr des machines
Viennent à notre secours,
Et les flux informatiques,

Parcourent la planète,
Dans tous les sens,
Calculent à notre place,

Nous informent sur la météo ,
Et des évènements aux antipodes,
Modèlent la forme des voitures

Analysent les habitudes des gens,
Et voudraient presque s’y substituer.
C’est un vaste filet,

Presque semblable à une nasse,
Se refermant sur un banc de poissons,
Dont on ne voit pas les mailles.

Une toile d’araignée,
Qui nous emprisonne,
Plutôt qu’elle ne nous libère.

Et le filet se resserre,
Chaque jour un peu plus,
Sur notre quotidien.

Déjà le ciel est rayé,
Parcouru de lignes noires
Des réseaux électriques.

Nous gesticulons dessous
Tandis que les oiseaux,
Libres, volent au-delà,

Sans entraves.

 
RC – avril 2014