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La larme de tes yeux enneigés – ( RC )

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Cette larme quitte tes yeux enneigés,

D’un léger vent,             balayée,

Egarée au creux de l’oreiller,

…. Et l’air qui veille,                 si léger.

 

Qu’il pourrait au fond,

Tout dissimuler,   cacher … faire semblant

Broyer , comme   d’autres, font au   noir ;     du blanc,

Sous la multitude  des flocons

 

Le temps long,        chavire, sur ce qui s’étire,

Et les pleurs compressent ton espace,

( Une neige avant de fondre,       muée en glace  ) .

La perle blanche alors,   partie s’évanouir –

 

Au milieu des cristaux,

Quitte son poids de plume,

Et se jette dans l’écume,

  •        De ton propre ruisseau.

 

 

RC-  avril 2014

 

 

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Comme ces coquilles – ( RC )

 

Apaisés ,  polis par la mer
N’ayant          plus la trace,
Même, de la douleur,
Nous serons déposes
Sur le sable,
Nos os éparpillés,
Comme ces coquilles,
Poussées par le ressac,
Léchées      par l’écume,
Ayant perdu aussi le souvenir,
De nos chairs,
Et de nos pensées.

RC  dec  2014


Retour dans un jardin d’eden ( RC )

dessin:  Hans Bellmer

 

C’est le retour dans un jardin d’eden
A l’écart des buissons, j’y ramasse des fleurs
Dont je ne vois rien,            sinon leur odeur
Me glissant sous une porte, capitonnée de laine.

Au voyage de l’obscur            … je n’y vois goutte
Il faudrait que je m’éclaire d’une bougie,
Te tenant par la main, toi,             aux joues rougies,
Quelques allers-retours, pour demander ma route…

C’est bien le chemin, je peux continuer,
Mais ne peux m’accrocher, tant les murs sont lisses…
En allant à tâtons – attention, ça glisse ! – ,
Les paroles n’ont plus cours, je vais rester muet.

Prisonnier de toi, je progresse encore
Dans un ciel, qui reste toujours obscurci,
Je me sens à l’étroit – peut-être ai-je grossi…
Je te dirai plus tard tout l’or de ton corps,

La chaleur que l’incendie parfume
La course des chevaux, que l’on monte à cru
Quand tu me presses ,          et que je rue,
Et l’océan,       de tout son poids d’écume..

Tout ce que j’ai ressenti d’un noir décor,
Eclatant d’étincelles,   bercé de tes soupirs,
Nous n’étions qu’un, lancés dans notre offrir,
A nous ruer, palpitants … en petite mort.

RC – 13 septembre 2012