Textes poétiques et d'actualité -nulle part ailleurs !

Articles tagués “caresse

Sculpteur d’un sourire – ( RC )

Afficher l'image d'origine

Art:  Sculpture IFE  ( Nigeria )

 

Si tu dors encore,
je caresse le dessin de tes lèvres,
elles me chuchotent un sourire .
        Il est venu des profondeurs    :
de celles du sommeil et de la terre.
Je pétris l’argile humide,  à ton image.

Je peux te toucher:
il y manque  juste  ton souffle,
et mes yeux  sont une caresse :
     bientôt,    tu vas m’offrir  ton ombre .
Je vais l’enserrer et m’y fondre,
et    devenir glaise à mon tour .

RC  – nov 2016

Publicités

Une rose sans automne – ( RC )

photo: Johann Tiberio

          photo: Johann Tiberio

Ce sont  comme les  feuilles,
Celles  emportées par l’automne,
Quant le vent  habille  de deuil,
Les troncs en rangées monotones…

Mais ici  c’est l’inverse ,
Le vent  n’y est pour rien ,
Je te prends, je te berce,
Au creux  de mes mains…

Y a-t-il du chagrin ?
Je vois plutôt un calice,
La courbe pleine de ses seins,
Lorsque les habits glissent ,

Le long de ses pentes ,
Comme une brume se dépose,
En nuées lentes  .
— voici naître ma rose …

Qui a parlé d’automne ?
C’est plutôt un printemps,
Dont  la vue friponne,
Encourage l’amant.

Si elle a le goût de la pomme,
Et sa saveur  sucrée,
Il faut que  je croque  la môme
( que j’en sache le secret ) .

C’est ainsi que je me penche,
Et  que je m’agenouille,
Ma tête sur ses hanches .
A sa forêt, se brouille,

Enfin, ma vue, obscurcie, tangue,
Comme  elle se presse,
L’ouverte mangue,
Souveraine caresse…

Sous les baisers,
L’ouverture de la plage,
De tous les étés ,
Il y fait chaud,  et j’y nage

Encore,         et si loin,
Que  dans son corps nu,
Je la rejoins…
Et n’en suis pas  revenu…


RC – nov 2014

 


Une gerbe de fleurs à cueillir – ( RC )

aquarelle perso -  Bordeaux  2012

        aquarelle perso              –            Bordeaux 2012

 

 

 

Les songes basculent dans la nuit en devenir,

Nos yeux anéantis,                 délivrés du jour,

Sous la caresse des soupirs,

Ne contiennent plus        les parcours,

Aux creux des draps repoussés

Il n’y a même plus d’espace       entre nous,

Juste le temps des voeux exaucés

Et des rêves les plus fous.

 

 

Au coeur en liesse,           sa danse,

Tu prends toute la place,

Et rythmes                   ta cadence,

Occupant tout l’espace,

Prêté à la beauté,

Dont tu es le royaume,

Même invisible,        dans l’obscurité,

Et de mes blessures,        le beaume.

 

 

Je n’ai pas besoin d’ouvrir les yeux,

Ni d’échanger un regard ;

Nous sommes              bien, tous deux,

Avides,               en nos gestes hagards. >

S’il y a des fleurs à cueillir,

Je t’en offre                 une gerbe, …

Vois le printemps jaillir,

Accordé       à ton corps superbe.

 

 

 

RC –  février   2014

 

une  réponse  « décalée », au texte  d’Arthemisia ,  de 2007… »Rêve et réalité »