Textes poétiques et d'actualité -nulle part ailleurs !

Articles tagués “bleu

Henri Chabrière – l’azur du papillon

Afficher l'image d'origine

 

Un papillon me chuchota
de venir avec moi jusqu’à la rivière
Les azurs sont bleus par ici
chanta la belle musique du passereau.

Le papillon m’ a suivi
jusqu’au bord du ruisseau
butinant maintenant des lys,
que je rassemble alors dans un élan

et en très peu de temps
j’obtins un magnifique bouquet
tandis qu’un rossignol lançait des trilles
harmonieux sur sa branche

Mon amie rosissant des joues
acceptant mes azurs
de ces yeux bleus si étranges
l’amour , lui-même, a hoché sa tête .

 

 

 

J’ai  retrouvé  dans les  archives  de mon père,

ce texte écrit originellement  en espéranto,

dont  je livre ici mon interprétation.

Publicités

Un temps encore frileux, où nos rêves s’essuient – de bleu – ( RC )

 

peinture:           S Hantaï : Mariale   1962

 


Sur terre, il y a des arbres bleus,
Qui se penchent,
Comme les pensées des vieux,
Jouant dans leurs têtes blanches.

Il y a dans leurs folles branches,
Suffisamment d’espace ,
Pour que les oiseaux passent,
Se posent et puis s’élancent.

Sur la colline,     il y a une maison
Habitée de bleu,
Assez,       pour y vivre heureux,
Comme dit la chanson.

C’est sous un bol d’azur,
Une bulle d’air recyclé,
Qui n’a plus besoin de clé,
Ni de serrures.

Ses portes restent ouvertes,
En signe de bienvenue,
Ceux qui naviguent à vue,
De là-bas, voient la mer verte.

Elle s’étend                 si loin,
Que les plus gros navires,
Partis       dans un soupir,
Ne sont plus que points…

Ceux qui naviguent à vue ,
Ont leurs yeux                bus,
Jusqu’à la dentelle de leurs cils ,
Contournant les îles,

Ils saisissent dans leurs mains,
Des mouettes, les plumes
Et des rubans de brume,
Dont ils habilleront demain…

Et,                     au futur étanche
Au balcon des dieux,
Des anges gracieux
Se cachent        en robes blanches,

Des corbeilles de fruits ,
Ces champs aux arbres bleus,
D’un temps      encore frileux,
…           Où nos rêves s’essuient.

RC-  mars 2014


Vétu de gris et de bleu – ( RC )

photo perso dec  2013

          photo perso dec 2013

 

J’attends l’aube,

Vétu de gris et de bleu,

En voyage d’insomnie,

Je pense au monde,

Qui poursuit sa course,

Et attend que se lève le jour,

A l’oraison des amours,

Le clairon du matin,

Les fleurs éteintes à la main,

Et plein de choses minuscules,

Qui s’ouvrent et dansent,

Chuchotent et se ferment

Si le ciel trépide,

Sous un couvercle lisse,

Sans une ride,

Et que l’on peut suivre,

Même un matin de givre,

En posant ses pas,

Sur les herbes cassantes,

Et la boue des chemins,

Rendue solide,

L’espace d’une nuit,

Qui se resserre,

Sous un œil fixe.

Il luit,

C’est la lune attentive,

Alors que tout autour,

Les limites et contours

Se confondent

Suspendus dans l’incertain ,

  • Fantômes du demain.

– RC – décembre 2013

photo perso dec  2013

photo perso dec 2013


J’ai traversé le ciel, avec mes ciseaux ( RC )

peinture: gouache découpée: H Matisse 1946

 

J’ai traversé le  ciel,
Avec mes  ciseaux,
Laissé  derrière,      pêle mêle,
Des  silhouettes  d’oiseaux,
Mêlées  de girouettes,
Sur les hautes demeures,
Agitées de vents  de fête,
–        Réservant à la couleur,
Des rencontres,         l’aventure
Entre une ligne  qui s’enroule,
Vers une découpe  de peinture,
Séchée  ( avant qu’elle ne coule ),
Et, sous les feuilles de figuier, penser
A rassembler les bleus,
>           Et puis les faire danser
En exotiques feux…

 

RC  – 1er  septembre   2013

 

 


Boire à l’horizontale, à l’angle du jour ( RC )

sculpture  Maurire Ferrary: Leda  et le cygne

sculpture Maurire Ferrary:           Leda et le cygne

 

 

Boire à l’horizontale,

A l’angle du jour,

Comment défaire

Les plis des étoffes

 

Lorsque le matin

Heurte à la fenêtre

Chaque minute commencée

Et ce qu’il faut qu’on danse

 

Et qu’on dense,

Un concentré de vie

Promis aux soupirs

A prendre pour modèle

 

Le centre du monde,

Celui où on entre,

Et qui nous enchante

Les moments at-tendus

 

Ceux-ci s’accélèrent;

Se conjuguent et désaltèrent

Par tous les temps,

Juste ce qu’il faut de sang

 

Le calice jusqu’à la vie

Si on n’y boit goutte

A tracer la route

Au sein même des cris ….

 

C’est un coeur qui gronde,

Qu’on partage à deux,

Rouge et bleu est le feu,

Qu’enfin il s’inonde

 

Nouvelle naissance

Retour, au vin du silence,

Nous sommes loin en partance,

….En oubli d’impatiences,

 

 

RC  –    6 mars 2013

 

inspiré par  » le bleu – je bois  »        de  Nath ….sur ses  « tentatives  de lumière »