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Des étoiles et des hommes – ( RC )

 

 

Ces étoiles qui nous narguent,
repassent  chaque  nuit,
au-dessus  des têtes,
– on peut faire abstraction des arbres
– repousser les nuages
( le cas  échéant )

Certains  rêvent de les atteindre,
ou, même, si ce n’est pas possible,
d’interpréter les signes,
de relier les points,
de dessiner des figures,
restant piquetées dans l’azur profond .

De l’autre  côté  du fleuve,
C’est le pays voisin.
L’étendue  d’eau sert de frontière,
C’est un espace  inconnu   ;
Il n’y a pas  de pont,
permettant de relier les  rives …

Ce sont   des étrangers,
Leur langue est âpre,
Leurs  coutumes ne sont pas les nôtres ,
Mais nous savons, qu’ils ont ,
comme nous , contemplé les  étoiles,
qui reviennent chaque nuit,
leur chuchoter leurs paroles .

Leur ont-elles  confié leurs secrets,
Tracé des lignes  du destin,
différentes de nôtres ?
Sont-elles plus accessibles,
et les planètes plus souriantes ,
ouvertes aux  prédictions ?

On se souvient d’un voyageur téméraire,
qui eut la chance de revenir vivant,
du pays voisin .
– nous étions en guerre -,
(pour des raisons  qui nous paraissent
bien obscures aujourd’hui).

Il nous a raconté, que c’étaient les mêmes  astres,
plantés  au même  endroit, semble-t-il,
et offerts à tous les regards,
présentés dans leur  écrin de ciel.
–   Des diamants laissés hors de portée,
échappant ainsi à la convoitise des hommes.


RC – janv  2015


Je peine à fermer le cercle de la nuit – ( RC )

Peinture perso:   tri-color  ( (huile sur carton )

                                 Peinture perso:                     tri-color ( (huile sur carton )

 

Je peine à fermer le cercle,
Celui de la nuit.

Traversé par les éclairs,
C’est dire l’insomnie,
Et les rêves qui parcourent,
Les heures déchirées,
Alors que les animaux,
Confiants,     viennent au plus près,
Me humer,      moi,
>          L’être saugrenu,
Débarqué ce soir,
A la belle étoile,
Comme tombé des astres…

Ma bouche ne dit plus rien,
Emmêlée du sommeil de la lumière,
Attendant que se lève,
( Et c’est toujours un « peut-être »,
…..La frange des cheveux,
Du jour ),
Qui se fait attendre,                   et c’est
Comme progresser vers un inconnu,
Un futur dont je ne sais rien
Mais                        vers lequel je vais
Porté à mon tour …

RC – 4 décembre 2013

En écho à la « Berceuse pour l’insomnie » de Jerzy Ficowski


Demande à la nuit – ( RC )

-Demande à la nuit, ce que tu voudras,

Elle cache dans ses bras longs,

Jusqu’à l’aurore

Le langage des couleurs,

Qui s’éteignent, fatiguées du jour,

De la chaleur et du bruit,

En cherchant un peu de fraîcheur,

Dans la face cachée de la planète.

Demande à la nuit, ce qu’il te plaira,

Le ciel nocturne, au-dessus des nuages,

Ne cache rien, de la pluie de lumières,

Qui scintillent dans le noir,

Et envoient des messages,

Que le jour ne peut voir,

Tournant le dos aux astres,

Et aux galaxies.

Demande à la nuit ses secrets ;

Elle garde le silence,

Sur sa naissance,

Et celle des planètes.

Les étoiles s’y tutoient,

A coups d’années lumière,

Elles, qui chuchotent,

A travers l’infini.

Demande à la nuit, où va le monde,

Dans sa course folle,

Il semble              immobile,

Sur son orbite,

Accrochée à son astre

Une poussière du temps.

>   Si le soleil s’éteignait,           il se nourrirait,

Justement,                                     de cette nuit.

 

RC – 11 octobre 2013

(une réponse à Marianghjula Antonetti-Orsoni ( nuit obscure)