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Du beau ou du laid- Au choix

du beau et du laid ( au choix)…

Beauté – laideur… voila deux termes que je n’emploie quasiment jamais… c’est complètement hors de propos…

inadapté, voire injurieux envers le travail d’un artiste… car ce qui est beau ou laid, c’est un jugement de valeur, et ce qui est beau pour moi ne le sera pas pour le voisin..

Je préfère le mot être touché par… cette peinture me parle, « elle a une grâce, une lumière, une personnalité qui fait qu’elle me parle. »

..Si on prend Francis Bacon par exemple,

peinture: Francis Bacon, une  des trois  études pour  auto-portrait  1980

peinture: Francis Bacon, une des trois études pour auto-portrait 1980

puisque , il vrai que ce sont des oeuvres fortes qui me touchent personnellement, je vois des merveilles au niveau couleur, technique, expression,

… mais , qui rentrera dedans par une autre porte, n’y verra qu’horreur, mal être, tourment, désespoir, et fuira cette catégorie d’oeuvre au plus vite.

Grosso modo, elle rejettera cette vision car elle l’agresse: le sinistre, le malsain, l’horrible, ne fera pas partie de sa conception de l’art, ou plus simplement, de ce qu’il désire cotoyer . ce qu’on peut comprendre.

On peut comprendre que la vision de mal être , de torture des formes et des corps, – voir les oeuvres  d’Otto Dix- même si quelque part elles représentent la société contemporaine de son temps  ne soit pas accueillie comme un piédestal de la beauté…

peinture: Otto Dix

dont la notion « scientifique »… puisque l’avantage de la science est de présenter des données communes et vérifiables à chaque instant. – ce que ne produit pas le rapport émotif ( variable en fonction de chaque individu, de sa culture, de sa perception) — reste à démontrer

Je me pose des questions personnellement par rapport à l’esthétique tout court, et l’esthétique d’objets dits artistiques qui au départ ne sont pas du tout conçus pour être de l’ordre de l’artistique, de l’agréable, du plaire, du joli ( avec tout ce que peut comporter ce terme suranné)

…par exemple les masques et statuettes provenant d’autres civilisations que la nôtre, ceux d’Indonésie, d’ Afrique…. qui sont chargés symboliquement, c’est sûr, mais que nous ne pouvons pas lire ( n’ayant pas la culture , les codes et les croyances du pays , de l’ethnie, et de l’époque concernée )…

aboart2[1]Art aborigène-  Australie

donc nous en faisons un interprétation esthétique – voir la collection du musée Branly- présentée dans un écrin remarquable d’ailleurs… , qui évidemment nous parle, car l’expression que les artistes de ces ethnies est splendide,

ne serait-ce qu’au niveau du métier, du savoir faire, et de l’expressivité.. ( mais que dire au niveau de l’esthétique ?… rien… donc, ni beau, ni laid).

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Si on prend la série des « women » de de Kooning..

peinture  W De Kooning  -  women

dessin  –  W De Kooning – women

donc quand même une vision de la femme vue comme prédatrice, agressive, déformée – sauf avis contraire- peut on avoir un avis sur le beau et le laid ?

Cet exemple est intéressant parce qu’au cours de mon approche de cet artiste, je suis passé de l’incompréhension, à l’amour inconditionnel de son oeuvre…

c’était donc une ouverture d’esprit, qui m’a fait passer au dessus, de la notion de beau ou de laid…

C’est ce qui nous parle… que nous allons transformer en « beau ». Il n’y a pas de beau, il n’y a pas de laid, il n’y a que des oeuvres qui dialoguent avec nous et que nous lisons ou interprétons…

donc qui nous touchent, parce qu’elles nous renvoient à un écho de nous même. ce qui me fait dire, que le beau ou le laid, c’est une image de nous -même

Voir, en photo, l’univers  très particulier  de  Araki Nobuyoshi

modification,  avec  l’ajout de cette  citation du crépuscule des idoles,  de Nietzsche

Beau et laid. — Rien n’est plus confidentiel, disons plus restreint que notre sens du beau. Celui qui voudrait se le figurer, dégagé de la joie que l’homme cause à l’homme, perdrait pied immédiatement. Le « beau en soi » n’est qu’un mot, ce n’est pas même une idée. Dans le beau l’homme se pose comme mesure de la perfection ; dans des cas choisis il s’y adore. Une espèce ne peut pas du tout faire autrement que de s’affirmer de cette façon. Son instinct le plus bas, celui de la conservation et de l’élargissement de soi, rayonne encore dans de pareilles sublimités. L’homme se figure que c’est le monde lui-même qui est surchargé de beautés, — il s’oublie en tant que cause de ces beautés. Lui seul l’en a comblé, hélas ! d’une beauté très humaine, rien que trop humaine !… En somme, l’homme se reflète dans les choses, tout ce qui lui rejette son image lui semble beau : le jugement « beau » c’est sa vanité de l’espèce… Un peu de méfiance cependant peut glisser cette question à l’oreille du sceptique : le monde est-il vraiment embelli parce que c’est précisément l’homme qui le considère comme beau ? Il l’a représenté sous une forme humaine : voilà tout. Mais rien, absolument rien, ne nous garantit que le modèle de la beauté soit l’homme. Qui sait quel effet il ferait aux yeux d’un juge supérieur du goût ? Peut-être paraîtrait-il osé ? peut-être même réjouissant ? peut-être un peu arbitraire ?… « O Dionysos, divin, pourquoi me tires-tu les oreilles ? » demanda un jour Ariane à son philosophique amant, dans un de ces célèbres dialogues sur l’île de Naxos. « Je trouve quelque chose de plaisant à tes oreilles, Ariane : pourquoi ne sont-elles pas plus longues encore ? »

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L’art africain – suite – le Congo

L’art  traditionnel au Congo, présente  des facettes  très diverses, du fait de la multiplicité  des ethnies…

L’exposition de Bordeaux  » voir  l’invisible« ,

montrait justement  plusieurs  des facettes  de cet art,  que  je présentais   dans la statuette Hemba, avec mes  croquis,  ( l’humanité commence par le nombril)

en voila  d’autres, témoignant de cette diversité

 

avec les  fameuses  coiffes  Mangbetu, dont  voici une  photo  ( par  ailleurs  la galerie  flickR  de ggnyc, d’où est extraite cette photo, comporte nombre  de reproductions intéressantes  et détaillées)

Masque Salampasu – Kasanga

—  pour mieux  voir les croquis  à la  « taille  réelle »,  cliquer  directement  sur les images,  vous les verrez en  plus grand  format

—-

L’ensemble des croquis  perso a été fait sur place (environ 80 )

D’autres renseignements  sur mes  articles  par  rapport à l’art Africain

voir mon rapport  avec l’art africain, consulter

aussi https://ecritscris.wordpress.com/2012/01/09/lart-africain-au-burkina-faso/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-02-eklablog/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-03-la-terre-cuite-du-ghana/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-04-le-cavalier-et-la-figure-assisedogon/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-05/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/71/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-07-croquis-musee-des-arts-premiers/

et aussi  pour certaines  figurines,  la  stylisation extrème des formes:  voir  la tête  de cette  statuette  Yanda

ou cette  statuette  Zande, qui en a les mêmes  caractéristiques


l’art africain au Burkina Faso

l’art africain toujours intéressant dans ses formes et solutions pour combiner force et symbolisme est présent dans de nombreuses collections, en Suisse, en particulier, et aussi à la fondation « Guerre », située au musée de la Vieille Charité à Marseille c’est sur place – à la Vieille Charité – que j’ai fait ces croquis.

Le Burkina Faso, pays de l’Afrique de l’Ouest cotoyant le Niger, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Ghana est resté enclavé et très traditionnel. La caracctéristique de son art est différente de cellle des autres pays.

dessin perso - fondation Guerre - Marseille

 

masques et objets comportent souvent un aspect polychrome à deux ou trois couleurs principalement; noir, blanc, ocre rouge, de même que les décorations symboliques de certaines maisons ou concessions du sud du pays, en particulier chez les Gourounsi.

 

 

 

Au niveau des usages artistiques, plusieurs ethnies composant le pays donnent chacune naissance à des formes particulières: les Baoulé, les Bobo,les Bwa, les Lobi, les Mosso, les Gurunsi, pour n’en citer que quelques unes… ils sont souvent en forme de « plaques » et peuvent atteindre des dimensions importantes.

 

 

l’art africain au Burkina Faso          masque « soleil »

 

 

 

l’habitat décoré est souvent  en rapport…   voir le palais royal  à Tiébélé —  et l’article  qui en parle sur eklablog

 

toujours à Tiébélé, peinture sur mur récente ( fin dec 2011), avec technique traditionnelle Tiébélé étant d’ailleurs connu pour son palais royal, dont je présente plus bas une photo perso

 

photo perso: Tiébélé

 

Une synthèse des principaux domaines artistiques et types d’art présents au Burkina,

est présentée, au musée privé de Manega, au nord ( 50km) de Ouagadougou, en particulier son intéressant « pavillon de la mort ». Lien sur le site du musée…

Beaucoup des masques tricolores étant justement une des spécialités des sculpteurs de la région de Tiébélé. l’art africain au Burkina Faso_ En « annexe » voir ma parution sur wordpress « Colonnes de mémoire »


Georges Rousse – à la MEP – et Arles

L’espace Holbein, publie  dernièrement un article  sur l’artiste  » metteur en images »  Georges Rousse-  dont  voici le début…

Maison européenne de la photographie

     Georges Rousse à la Maison Européenne de la Photographie
Tour d’un Monde
  Avec son intervention  pendant les  rencontres  de la photographie, en Arles  en 2006,  je me suis  attaché  à  « déconstruire » la façon dont sont faites les images  de Rousse,  qui privilégie toujours  le point de vue unique En cela je trouve que la démarche de l’artiste, même  si elle  est intéressante  dans l’illusion,  est datée, dans le fait que cela  se rapporte à un seul point de vue, centré sur un spectateur  ( les autres  n’ont  qu’à se pousser)…  et en cela  proche des artistes  de la Renaissance, avec la perspective conique …   

je préfère de beaucoup les points de vue multiples, et aléatoires,  …

 A noter,  toujours  sur l’espace Holbein,  cet article, qui met bien en évidence le procédé de reconstitution « in situ », quand le personnage  spectateur  se place au point idéal… 


en fait ce qui m’intéresse le plus, n’est pas  dans le  résultat « idéal », la reconstitution, mais  de voir des formes  annuler  l’espace,- semblant en suspension…. 

comme  dans les oeuvres  de Felice Varini– qui m’intéressent davantage, car elles  sollicitent moins  de « mise en scène » obligatoire…,

en étant souvent ouvertes  sur l’extérieur, ou des lieux  de passage pas  forcément déclarés artistiques…


Tour d’un monde, c’est le titre d’une  très belle exposition de Georges Rousse,  à la MEP, que l’on pourrait appeler, sans aucune équivoque, une rétrospective. Tout y est montré, jusqu’aux travaux les plus récents.
Pour qui n’aurait pas encore la chance de connaître le travail de cet artiste , il suffit de cliquer sur l’image de gauche* et, comme par enchantement, tout s’expliquera sans aucun recours à la moindre explication…
Rousse est modeste et son Tour d’un monde n’est pas le Tour du monde. Mais le monde est rond, non?  Comme ici.
Article auquel je vais ajouter  mes propres  « vues »  de Georges Rousse,  il s’agissait d’une installation (  en fait, plusieurs), réalisées  au musée réattu d’Arles..

R et l’art africain – 07- : croquis musée des Arts Premiers

croquis musée des Arts Premiers, quai Branly Paris




RC dit : Ces arts que l’on dit primitifs….

ces croquis ont été faits sur place – pinceau encre de chine et pilote, le 30 décembre 2009.

Ce « chapitre » présente des dessins par rapport à l’art Africain: masque Yohure de Côte d’Ivoire,

statuette du Bénin,

statue d’ancêtre Hemba (Congo ).

boîte avec couvercle poignée éléphant Lazi ( Zambie),

Chaque oeuvre de distingue par une constante invention de formes matières, qui montre la diversité et la richesse de chaque peuplade-ethnie…

La maternité Bamileke, grande statue assez récente,

est intéressante dans l’espace sous beaucoup d’angles, elle prend vraiment le volume comme quelque chose à trois dimensions, et autour duquel on peut tourner.


R et l’art africain – 06 – aquarelles

l’Afrique

et les aquarelles,

avec ces « reproductions » de masques….

en fait, pour moi l’art Africain traditionnel, est un art accompli,
et le vocabulaire des formes, très inventif,
à travers un thème comme le visage, ici , permet et soutient une attitude créative, qui rentre un peu dans un état parallèle

( à savoir comment rendre la concentration, la densité, et la spiritualité qui peuvent se dégager des masques et statues ),

d’innombrables chef-d’oeuvres dont j’ai déja fait l’écho dans mon port-folio sur le musée du Quai Branly.

les deux derniers sont des masques de l’ethnie Dan ( côte d’Ivoire)

(Toutes  aquarelles  créations  personnelles  )

R et l’art africain – 05 –

 

Aquarelle –  statue Bambara  ?
-des productions
dejà anciennes
mais dont certaines
n’étaient
pas encore
scannées…
Aquarelle:  personnage  ( Dogon)  assis   avec un serpent  sur la tête.
dessin aquarelle  d’après une  statue  sans doute  de Côte  d’Ivoire

et bien voila qui complète le « tableau »


R et l’art africain -02 eklablog

retour sur l’art africain

avec la publication de cet article sur eklablog, qui reprend mes croquis et les commente,

en relation avec les commentaires
d’un des blogs que je visite fréquemment l’espace Holbein,

Photo Yannick Le Goff


Premiers travaux d’étudiant

Ainsi des jeux  de  lignes, qui ne sont pas  ruptures, inspirés  à l’époque ,  de ma découverte  du cubisme,  et de Marcel Duchamp

  et repris en peinture ici

Avec sa variation en couleurs