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Bernard Dimey – L’hippopotame

photo perso, Lac Tengrela Burkina-Faso

        photo perso,   Lac Tengrela   Burkina-Faso

 

L’hippopotame

J’ai de l’hippopotame à peu près la rondeur,
Mais je ne vais dans l’eau que par inadvertance.
Je suis devenu sage et je crains les voyeurs,
Alors je m’engloutis sous les herbes et je pense.

L’hippopotame est doux mais son cuir est trop dur,
Son oeil est trop petit, sa narine est trop large.
Quand on est ainsi fait, le monde n’est pas sûr,
La seule solution est de survivre en marge.

Pourtant l’hippopotame est un bel animal,
Un peu mou, je sais bien, mais il est sympathique,
Il a peur des humains… et ça c’est bien normal.
Un jour, je m’en irai me noyer en Afrique.

Bernard Dimey (« Le milieu de la nuit »  – Christian Pirot Éditeur – petite collection).

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Chems Nadir – le silence tes savanes, Afrique

photo perso:                           arbre de savane, Burkina Faso             decembre 2011

 » Dans le silence de tes savanes,
Dans la rumeur confuse de tes forêts
Afrique, mon continent d’ambre,
J’entends le bruit mémorable
Du premier arrachement
Quand la frêle créature verticale
S’extirpa du limon originel.
Les séismes succédaient alors aux déluges
Et les dinosaures coulaient,
Vivantes îles chavirées
Dans les eaux de la fonte.

Dans les grottes humides,
Aux blessures couvertes de tes escarpements,
Afrique, mon continent d’ambre
Je lis la geste première transcrite
Ocre et brune, magique
Par les mains inspirées des Fondateurs.

Sous les bras feuillus de tes arbres à palabre
Sur tes pistes poudreuses qu’ébranlent les caravanes
Afrique, mon continent d’ambre,
J’écoute le vent raconter la sagesse dogon
Et que l’homme soit le grain de l’univers !
Que devant sa volonté, s’agenouillent
L’auroch et le mammouth domptés.
Que les fruits de la mer pullulent dans ses nasses.
Que sous ses pas, lèvent, rythme ondoyant, les moissons
Et qu’au bout de ses doigts tendus
Resplendisse la myriade des météores « .

Chems Nadir,  » Le Livre des Célébrations »(extrait)


Les chercheurs d’or (RC)

 

photo extraite du site eco-volontaire.com

C’est une vision de l’enfer
Qui prend pour décor une mer
Qui sentirait forge et vapeurs d’essences
Feux, supplices  et tourments des sens

Ainsi se précipitant sur le “matériel “du bonheur
C’est une marée humaine,      – cette ruée sur l’or
Précipitant dans le gouffre toutes ces mains avides
Pour quelques paillettes, mais de soif, pas de liquide

Et quand l’océan n’aura de souvenirs que            vidé
De  sa vie… il faudra sur sa surface sèche, nous guider
Aux poissons, plaques de sel, le musée des ossements
L’amer des ors et cristaux brillants, comme firmament

C’est  ce qu’il nous restera à voir
De la lumière, passée au noir
Des reliques comme pourboire
Et d’eaux polluées — plus rien à boire

RC   – 17 mars 2012

( cette  ruée  vers l’or, bien connue pour un des moments clefs  de la conquète  de l’amérique, est encore  d’actualité, notamment  dans les pays pauvres, par exemple de l’Afrique  sub-Sahélienne, où des dégâts écologiques, suite aux exploitations minières, par exemple l’utilisation du mercure sont d’autant plus marqués, par la pénurie en eau…  voir  sur le même  sujet, le film “Altiplano”, qui se situe au Pérou, et le bel article  de ballinicreation )


L’art de la palabre en Afrique

Voila  un extrait  d’un article intéressant paru  dans la revue  « the  Ecologist »…

il y  est question  du « conseil des anciens »  qui  débattent  des problèmes  locaux, directement  (sous l’arbre),  et qui s’efforcent  de trouver  des solutions

photo perso: relief à Guénon, Tiébélé -- Burkina Faso du sud

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L’art de la palabre

Peut-on bien vivre sans démocratie représentative ? Comment les peuples premiers prennent-ils les décisions collectives ? Serge Latouche présente ici l’art de la palabre en Afrique.

C’est en Afrique noire que j’ai pris conscience des limites du rationnel et de son caractère pathologiquement occidental, tandis qu’une certaine sagesse africaine était à redécouvrir, y compris pour porter remède à nos maux.

Il y a en marge de la déréliction de l’Afrique officielle,à côté de la décrépitude de l’Afrique occidentalisée, une autre Afrique bien vivante sinon bien portante. Cette Afrique des exilés de l’économie mondiale et de la société planétaire, des exclus du sens dominant, n’en persiste pas moins à vivre et à vouloir vivre, même à contresens. Mes recherches sur l’économie et la société informelle en Afrique m’ont fait rencontrer de magnifiques cas de « réussites » de fonctionnements tout à fait aberrants par rapport aux normes de la rationalité économique.

Pour avoir perdu la bataille économique, l’Afrique a-t-elle définitivement perdu la guerre des civilisations ? Une économie officielle a bel et bien été battue ; mais la société a survécu à cette défaite. Cela signifie que les fonctions que nous attribuons aux instances technique et économique (la production de « richesses ») ont été tout de même assumées tant bien que mal par la société.

Les anciens s’assoient sous un grand arbre et discutent jusqu ‘à ce que tous soient du même avis Une explication la plus plausible est donc que l’économie et la technique ont reflué dans le social, ou pour le dire dans les termes de Karl Polanyi, économie et technique ont été réenchâssées. Cela se voit dans le phénomène de l’économie dite informelle, mais aussi, plus généralement, ‘dans la persistance de la solidarité quotidienne, la logique du don et une certaine sagesse démocratique paradoxale. Cette autre Afrique qui n’est pas celle de la rationalité économique, c’est l’Afrique des savanes, des forêts et des villages, l’Afrique des bidonvilles et des banlieues populaires, bref « la société civile », l’Afrique des conférences nationales. Une Afrique bien vivante, capable de s’auto organiser dans la pénurie et d’inventer une vraie joie de vivre. Je n’évoquerai qu’une de ses illustrations : la palabre. Au delà des clichés

La (ou le) palabre africain (e) est à la fois un cliché folklorique et pourtant une réalité assez peu étudiée. On sait que l’Afrique subsaharienne vit, et plus encore vivait, dans des villages et que les problèmes de la communauté, la politique, se réglaient et se règlent encore largement sous l’arbre ou la case à palabre, souvent d’un auvent sommaire. Voyageurs, missionnaires, marchands, militaires et colons, plus peut-être que les ethnologues, ont évoqué et décrit ces délibérations interminables. On a rapproché, non sans raison, le phénomène récent des « conférences nationales » par lequel les « sociétés civiles » africaines ont affirmé l’exigence démocratique et un « ras-le-bol » des dictatures corrompues, de la palabre locale, mode de résolution des conflits de pouvoirs. (1)

La palabre rassemble les anciens, les sages, les nobles, les guerriers, voire la population toute entière, captifs compris, sans en exclure les animaux qui peuvent, le cas échéant, avoir leur rôle à jouer et qui font souvent les frais des litiges en servant d’exutoire sous la forme du bouc émissaire. Ainsi, chez les Bobo du Burkina- Faso, si la faute justifiait la peine de mort, on substituait pour un homme libre, ses animaux en sacrifice.

photo perso : chefferie - Guénon fin 2011 -- voir l'image à la taille réelle cliquer une première fois sur l'image, et une deuxième fois lorsque la taille intermédiaire est affichée

J’ajouterai, contradictoirement,  que cette vision « idéale », du règlement  des conflits,  a aussi des  « accidents »…

Par exemple  lorsque  l’autorité du chef  est remise en question,  ce qui a abouti  début mars de cette  année, à un lynchage collectif  d’une  partie de la population d’une chefferie ( concession): la concession de Guénon,  où j’ai séjourné une nuit  en décembre 2011: de 10 à 12 morts à l’arme blanche…

Voir les  articles  locaux  qui relatent  ces  évènements tragiques…


L’art africain au Burkina-Faso – les lobi

-En me  référant à l’article de  » Jean Pierre Caillon   – french Doctor », pour  le  côté  historique, – ( voir plus bas )je voulais  compléter  par  le côtéartistique, car leur production se différencie  de celles  des ethnies  voisines…

photo perso: partie sculptée de tabouret traditionnel 01

photo perso: partie sculptée de tabouret traditionnel 02

photo perso: partie sculptée de tabouret traditionnel 03 le "fond" est un tissu bleu touareg

photo perso: partie sculptée de tabouret traditionnel 04

tabouret traditionnel ( à 3 pieds pour les hommes, 4 pour les femmes )

La particularité de l’ethnie Lobi est surtout d’avoir pu conserver bon nombre de ses traditions en résistant à  tous les envahisseurs, qu’ils fussent africains ou colons européens. Leur architecture (cases fortifiées en terre cuite) témoigne de cette hostilité, avec des cases distantes les unes des autres d’une portée de flèche. Les Lobi sont animistes à  part entière. Ils ne possèdent pas de pouvoir centralisé. La seule autorité est celle du père de famille. La femme occupe une place très importante.

Statuette anthropomorphe présentant un chef assis à l'expression boudeuse

Ils profitent de la saison sèche pour fêter les grandes funérailles réunissant de nombreuses personnes. Le Tan (bière de mil) coule alors à  flot… dans des marchés, des concessions familiales, nous rencontrerons ces autochtones d’un autre temps. Ce peuple pratique également de nombreuses initiations dont le djoro qui est encore de nos jours un facteur incontournable d’intégration sociale.

statuette de couple Bateba

Chaque village possède féticheur (prêtre attaché au service d’un fétiche – ou divinité -), sorcier (avec pouvoirs surnaturels), charlatan (= devin).

Photo perso : Fétiche Lobi de fécondité

Le long de la frontière occidentale du Ghana et sur la moitié est de la frontière ivoirienne, dans l’une des régions les plus défavorisées du pays, plusieurs ethnies apparentées, au passé parfois commun, forment l’une des communautés culturellement les riches du pays. Lobi, Dagari, Gan, Birifor, Pwe et Dan se répartissent ainsi un vaste territoire autour des villes de Goua, Loropéni, Batié, Diébougou et Dissen. Principalement présents au Burkina Faso, ils comptent cependant de nombreux villages au Ghana et en Côte d’Ivoire. Il est commun d’appeler  » Lobi  » cet ensemble d’ethnies sans limiter cette appellation aux Lobi proprement dits.

Mais les Lobi se distinguent  aussi par un habitat particulier…

L’escalier permettant d’accéder  au toit terrasse, a ses marches  taillées  dans un bloc,  comme les  escaliers  Dogon du Mali – ,   il peut être retiré dans le souci de préserver l’habitat contre des éventuels assaillants

photo perso: Gaoua, dans l'enceinte du musée - partie d'habitat avec poteries au sol- pour voir les images à la taille réelle, cliquer sur l'image

dont un habitat « musée » peut être visité  ( dans l’enceinte  du musée d’art Lobi, à Gaoua…)  et on peut  bien entendu en voir  dans des villages  et chefferies  alentour.

A  noter  que ce musée  est intéressant pour  comprendre  l’origine des prénoms,  l’usage  traditionnel  d’objets  tels  que la poterie,  la fabrication d’objets en fer  dans  des petits  haut-fourneaux,  les  cérémonies, et bien sûr l’art sculpté  (  fétiches, statuettes)

photo perso: sculpteur de cannes ( et des tabourets - voir photos plus haut)... dans un village proche de Gaoua

photo perso: le guide "Bebe", et un tabouret traditionnel, en cours de fabrication Le bois le plus couramment utilisé est le bois de karité, d'un aspect assez huileux.

–  Toutes les photos  perso ont  été prises  fin décembre 2011, début janvier 2012

 

Quant à la situatton de l »art », l’auteur  du blog  « regard éloigné »  justement nous dit, en 2006

 

Ainsi en cherchant à rapprocher le divin de soi, l’homme lobi a produit des statues, destinées à des pratiques cultuelles mais considérées en Occident comme étant de l’art comme c’est le cas de la sculpture africaine de façon générale.

 

 

Nous sommes loin évidemment  et heureusement des « temps coloniaux et missionnaires » où Ces statues et autres objets de culte étaient immédiatement détruits parce que perçus comme des « fétiches »,(objet fabriqué et non divin sens d’artificiel) voire des objets démoniaques.

 

Affirmer le caractère artistique des œuvres, ne devrait pas pourtant nous épargner de nous interroger sur, ce qui fonde l’appréciation des « objets » africains comme produits artistiques. Ce n’est pas parce que les statues africaines garnissent les galeries et musées européens que celles-ci peuvent être dites œuvres d’art. La reconnaissance pratique ne saurait être assimilée à une reconnaissance théorique. La légitimité ne peut consister simplement à être reconnue et proclamée par les « Modernes »» comme si la notion de création allait de soi, recouvrait toujours la même signification pour toutes les civilisations, à toutes les époques et comme si une proclamation de son existence dans un art suffisait à établir la légitimité de cet art.

 

 

Paradoxalement poser cette question et y répondre, devraient justement faire partie de la découverte et du respect de « l’« altérité » le véritable leitmotiv du musée du quai. .Simplement et pratiquement esthétiser les œuvres,c’est oublier les avertissements de M.Leiris fondateur de l’ethno-esthétique et pour qui pourtant l’art africain était  un art parmi les autres :

« Dans une histoire de l’art on ne peut, il va de soi, s’en tenir à la considération des seuls objets […] et les œuvres en question resteraient par ailleurs lettre morte si l’on ne donnait quelque idée des hommes qui le ont produites et de ce qu’ils avaient en tête.

 

 

Et plus encore, ce qu’écrit W.Benjamin de l’œuvre à « l’ère de sa reproductibilité » : À mesure que les œuvres d’art s’émancipent de leur usage rituel, les occasions deviennent plus nombreuses de les exposer.

 


L’art africain – suite – le Congo

L’art  traditionnel au Congo, présente  des facettes  très diverses, du fait de la multiplicité  des ethnies…

L’exposition de Bordeaux  » voir  l’invisible« ,

montrait justement  plusieurs  des facettes  de cet art,  que  je présentais   dans la statuette Hemba, avec mes  croquis,  ( l’humanité commence par le nombril)

en voila  d’autres, témoignant de cette diversité

 

avec les  fameuses  coiffes  Mangbetu, dont  voici une  photo  ( par  ailleurs  la galerie  flickR  de ggnyc, d’où est extraite cette photo, comporte nombre  de reproductions intéressantes  et détaillées)

Masque Salampasu – Kasanga

—  pour mieux  voir les croquis  à la  « taille  réelle »,  cliquer  directement  sur les images,  vous les verrez en  plus grand  format

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L’ensemble des croquis  perso a été fait sur place (environ 80 )

D’autres renseignements  sur mes  articles  par  rapport à l’art Africain

voir mon rapport  avec l’art africain, consulter

aussi https://ecritscris.wordpress.com/2012/01/09/lart-africain-au-burkina-faso/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-02-eklablog/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-03-la-terre-cuite-du-ghana/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-04-le-cavalier-et-la-figure-assisedogon/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-05/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/71/

https://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-07-croquis-musee-des-arts-premiers/

et aussi  pour certaines  figurines,  la  stylisation extrème des formes:  voir  la tête  de cette  statuette  Yanda

ou cette  statuette  Zande, qui en a les mêmes  caractéristiques


FrançAfrique : les petits ruisseaux, forment de grands fleuves

On sait que l’information sur un même  évènement, ou groupes  d’évènements  doit être vérifiée, …  aussi ayant fait des études  d’histoire,  j’ai appris à confronter  plusieurs  sources, plusieurs  opinions,fussent-elles  complètement  en opposition, donc  contradictoires,  selon la position « stratégique », géographique, culturelle, et politique à laquelle  nous appartenons, pas  toujours de notre plein gré,  vu que nous sommes  dirigés par des informations  souvent  partielles, partiales,  en tout cas  souvent orientées par des marchands  d’informations, tels les médias  qui nous environnent

En participant à un voyage  équitable au Burkina-Faso, nous avons  été au plus proche de la la population, et avons  donc pu confronter notre vision des évènements ( vus  du côté occidental, Européen), avec le point de vue africain.

L’historique  du pays  n’étant pas  à négliger, nous avons  aussi acquis sur place un journal ( Mutations, °1, de septembre 2011 )  résumant les relations  entre les présidents du Burkina-Faso  avec l’ex dictateur Khadafi, voir  document numérisé:

Toujours est-il  que Khadafi n’est pas perçu dans les pays de l’Afrique  de l’Ouest comme chez nous,  à savoir  qu’il aurait distribué largement des devises issues de l’exploitation du pétrole, pour favoriser  le  développement  de certains pays,  tels le Mali, …  manne financière certes  intéressée, car essentiellement promise, au développement  de l’islam: construction de mosquées, et d’écoles  coraniques.

Ce qui explique  que le Burkina  était prêt à accueillir le  « Guide ».

Toujours  est-il  qu’au-delà de l’épisode  des présidents Burkinabé,  des évènements plus récents ont agité  et agitent encore le continent africain, La Lybie, justement, avec la révolution lybienne…

La Côte d’Ivoire,  avec Laurent Gbagbo,  précédemment le Tchad, comme il est relaté dans l’article…

Et bizarrement, mais  c’est  sans  doute une coïncidence,  à chaque  fois, on y trouve des intérêts français..; particulièrement sous la présidence actuelle

On se rappelle  que M Khadafi a été  reçu en grande pompe  à l’Elysée…  déroulement du tapis rouge, le 11 décembre 2007,  grande  affaire  de contrats…  voir  video Youtube  ,

puis  quand le vent  tourne Khadafi devient indésirable  ( notamment  quand  les proches  de Khadafi menacent  de révéler les sources de financement  de la campagne présidentielle  de Sarkozy )., l’Otan reconnait officiellement  avoir  sa part dans l’élimination de Khadafi

Curieusement  on apprend  aussi au Burkina,  que beaucoup de contrats , auraient été opportunément remportés  par les français à l’arrivée de A Ouattara, après la chute de Gbagbo,  et notamment  –  voir  l’article  par Bouygues  et Bolloré  (  dont on sait que N Sarkozy apprécie le yacht), est une des plus grosses implantations  en matière  agricole en Afrique;  voir  article,  (  et que par exemple  les producteurs  de bananes y sont largement  rémunérés 35Euros mensuels  pour  14h  de travail par jour -), un article  venant opportunément  nous rappeler  le nouvel esclavagisme  au Cameroun

ainsi que la rétention d’information: Un documentaire dénonçant les conditions de travail et l’accaparement des terres par la Société PHP, productrice de bananes au Cameroun, a été interdit de projection à Yaoundé.

photo personnelle: camion à bananes. Ouagadougou – dec 2011

avec tous ces  évènements  concordants… on comprend mieux que les  africains  aient une  vision différente  de la notre des changements politiques,

et non changements en ce qui concerne  leur mode d’exploitation,  que caricaturise avec justesse le chanteur Tiken-Ja-Fakoly… pourfendeur  d’une FrançAfrique  qui perdure.

Tout cela pour dire  qu’avec plusieurs  sources, et pas forcément celles du même pays, les grands  fleuves d’opinion prennent une  couleur différente.

Résumé,

avant de « gober un information « ,  le nuage radioactif  de Tchernobyl, qui s’arrête  évidemment  à la frontière, les armes  de destruction massive de l’Irak, les terroristes supposés tels,  la vache folle, autres pendémies, il faudrait mieux se demander  qui a intérêt à se faire porteur de ces informations, autrement  dit qui a intérêt à propager la rumeur, à fabriquer  de faux  arguments qui passent pour des preuves…


l’art africain au Burkina Faso

l’art africain toujours intéressant dans ses formes et solutions pour combiner force et symbolisme est présent dans de nombreuses collections, en Suisse, en particulier, et aussi à la fondation « Guerre », située au musée de la Vieille Charité à Marseille c’est sur place – à la Vieille Charité – que j’ai fait ces croquis.

Le Burkina Faso, pays de l’Afrique de l’Ouest cotoyant le Niger, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Ghana est resté enclavé et très traditionnel. La caracctéristique de son art est différente de cellle des autres pays.

dessin perso - fondation Guerre - Marseille

 

masques et objets comportent souvent un aspect polychrome à deux ou trois couleurs principalement; noir, blanc, ocre rouge, de même que les décorations symboliques de certaines maisons ou concessions du sud du pays, en particulier chez les Gourounsi.

 

 

 

Au niveau des usages artistiques, plusieurs ethnies composant le pays donnent chacune naissance à des formes particulières: les Baoulé, les Bobo,les Bwa, les Lobi, les Mosso, les Gurunsi, pour n’en citer que quelques unes… ils sont souvent en forme de « plaques » et peuvent atteindre des dimensions importantes.

 

 

l’art africain au Burkina Faso          masque « soleil »

 

 

 

l’habitat décoré est souvent  en rapport…   voir le palais royal  à Tiébélé —  et l’article  qui en parle sur eklablog

 

toujours à Tiébélé, peinture sur mur récente ( fin dec 2011), avec technique traditionnelle Tiébélé étant d’ailleurs connu pour son palais royal, dont je présente plus bas une photo perso

 

photo perso: Tiébélé

 

Une synthèse des principaux domaines artistiques et types d’art présents au Burkina,

est présentée, au musée privé de Manega, au nord ( 50km) de Ouagadougou, en particulier son intéressant « pavillon de la mort ». Lien sur le site du musée…

Beaucoup des masques tricolores étant justement une des spécialités des sculpteurs de la région de Tiébélé. l’art africain au Burkina Faso_ En « annexe » voir ma parution sur wordpress « Colonnes de mémoire »


R et l’art africain – 07- : croquis musée des Arts Premiers

croquis musée des Arts Premiers, quai Branly Paris




RC dit : Ces arts que l’on dit primitifs….

ces croquis ont été faits sur place – pinceau encre de chine et pilote, le 30 décembre 2009.

Ce « chapitre » présente des dessins par rapport à l’art Africain: masque Yohure de Côte d’Ivoire,

statuette du Bénin,

statue d’ancêtre Hemba (Congo ).

boîte avec couvercle poignée éléphant Lazi ( Zambie),

Chaque oeuvre de distingue par une constante invention de formes matières, qui montre la diversité et la richesse de chaque peuplade-ethnie…

La maternité Bamileke, grande statue assez récente,

est intéressante dans l’espace sous beaucoup d’angles, elle prend vraiment le volume comme quelque chose à trois dimensions, et autour duquel on peut tourner.


R et l’art africain -02 eklablog

retour sur l’art africain

avec la publication de cet article sur eklablog, qui reprend mes croquis et les commente,

en relation avec les commentaires
d’un des blogs que je visite fréquemment l’espace Holbein,

Photo Yannick Le Goff