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Devant la penderie sombre – ( RC )


chemises  - chaussures.jpg


Personne ne m’a jamais dit
comment suivre le pas des hommes perdus.
Ils sont partis si loin,
qu’on ne les a jamais revus,
– des corps transparents , légers , sans doute nus -,
puisqu’il reste toujours
dans le placard sombre
les chemises repassées,
le costume,
et les chaussures,
moulant des pieds absents.

RC-  avr 2020

 

( variation sur ce texte d’ Emily Dickinson ) :

« Où partent les morts?/ On lui répond qu’ils sont partis en visite. / Très loin. Ailleurs. / Et moi qui ne suis plus petite mais presque vieille, / je ne connais pas de réponse à cette question. / Je vois la penderie et la chemise sur son cintre, / les chaussures rangées pour des pieds absents/ »

 

en relation étroite  avec ce texte,  l’ouvrage  de Sylvie Durbec

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