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L’art africain au Nigéria: les Yoruba


 

 

Sur les Yoruba (  ethnie  du Nigeria  et Bénin)..  vous  trouverez  de la documentation approfondie, chez “regard éloigné” ,  dont j’extrais ici, ce qui touche  au côté artistique…  et que j’illustre  de deux  croquis  que j’ai faits  récemment en regardant des masques  de ce pays,  de la fondation Pierre Guerre  à Marseille                 (  visibles au musée de la Vieille Charité)

dessin perso: masque Yoruba aux béliers. Encre de chine « graphique » avril 2012

La partie en bois du masque doit répondre à des critères formels et esthétiques, à la fois précis et variés. Placé sur la tête, siège de la sagesse de l’homme, il incarne l’esprit de l’ancêtre fondateur de la société. Ses pouvoirs sont renforcés par la personnalité du porteur et la qualité de sa famille, même si, en principe, les spectateurs ne connais­sent pas l’identité de l’homme sous le masque. Celui-ci doit danser à la perfection, car, à travers lui, c’est tout le prestige de la société qui est enjeu. Il doit également être aussi solide physiquement que moralement.

 

dessin perso masque Yoruba au « tambour »… 2001

 

 

Les traits du masque gèlèdè sont soulignés par des sca­rifications sur les joues et le front, caractéristiques de la civi­lisation yoruba ou nago, qui en compte des dizaines de variétés. Si l’aire culturelle yoruba a développé la culture du masque à scarifications, ces marqueurs culturels et identi­taires ne figurent pas sur tous les masques. Le Gèlèdè est le seul des deux classes de masques à en por­ter.. Les marques les plus courantes sur les masques gèlèdè sont le kpélé et surtout l’abaja. Le premier est constitué par trois traits verticaux sur chaque joue. Le second présente trois traits horizontaux, assez longs, sur chaque joue et trois autres, verticaux et plus courts, sur le front. Il faut noter qu’un grand soin est toujours apporté à leur parfaite et harmonieuse exécution. Les scarifications visibles sur les masques gèlèdè ou les figurines garnissant certaines tenues égun n’ont pas plus de signification que celles qui marquent les visages des hommes. Elles sont essentiellement un élément d’identi­fication et un critère de beauté pour les hommes et les femmes yoruba.

dessin perso – avril 2012 Masque Yoruba Bénin ( l’identique à celui qui a inspiré mon dessin en 2001), Fondation P Guerre. Marseille

Beaucoup d’interdits et de tabous entourent les masques. Ils sont plus nombreux et entraînent des sanctions plus sévères chez les Égun que chez les Gèlèdè. Ceci s’explique par le fait que les Égun constituent des sociétés secrètes. Toutefois, la loi du silence est fondamentale pour les deux organisations.

Si aucun mystère n’entoure l’identité du « porteur du bois », comme on appelle souvent l’homme qui revêt un masque gèlèdè, nul ne doit cependant l’interpeller ou l’ap­peler par son nom pendant sa « sortie ». Lui-même devra s’abstenir avant, pendant et après la danse, de mentionner, dénoncer ou critiquer les sorcières Il lui est également interdit, au cours de la danse, de faire tomber son masque ou de découvrir son visage, même si tout le monde connaît son identité.

Chaque  région du Nigéria possédant ses propres  coutumes, croyances,  ce pays  est riche  d’expressions  artistiques  diverses – dont les  Yoruba  sont  – un “exemple”.

 

Au niveau  artistique,  cet article  sur les masques  indique  plus précisément  le lien avec l’art de Picasso

 

A  noter  que le musée  des civilisations  africaines, à Lyon, possède  aussi de belles  “pièces”  Yoruba

tabouret Yoruba, au musée de Lyon

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2 Réponses

  1. Très beaux masques, très beaux croquis. Cela donne envie de faire un tour à la Vieille Charité, un jour…

    7 septembre 2012 à 9 h 22 min

  2. Merci, Edith… effectivement ce lieu qui est très vaste comporte plusieurs sections intéressantes:
    une collection d’art océanien,
    la collection Guerre, d’art africain,
    une exposition( je ne sais si elle est permanente, sur les arts populaires du Mexique, )
    et actuellement une belle exposition sur le peintre autrichien Hundertwasser, qui se termine ce mois …

    ce site qui est très beau d’ailleurs de par son architecture en galeries superposées… abrite également le CIPM ( centre international de la poésie, de Marseille)

    f h

    7 septembre 2012 à 10 h 19 min

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